2017/02/24

2017 02 24_ 05 21 L'ESPRIT FRANÇAIS CONTRE-CULTURES, 1969-1989 du 24 février au 21 mai 2017

PASSIONANT

De la Figuration Narrative à la violence graphique de Bazooka, des éditions Champ Libre à la création des radios libres, de Hara-Kiri à Bérurier Noir, cette exposition rend compte d’un « esprit français » critique, irrévérencieux et contestataire, en proposant une multitude de filiations et d’affinités. 

À travers une soixantaine d’artistes et plus de 700 oeuvres et documents, rassemblant à la fois journaux, tracts, affiches, extraits de films, de vidéos et d’émissions de télévision, l’exposition assume une forme de révision esthétique, en allant regarder vers d’autres “genres” de la création que ceux généralement mis en avant dans l’art contemporain. Elle est également l’occasion de présenter des pièces rarement montrées telles que des carnets du groupe Dziga Vertov (fondé par Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin), une sculpture monumentale de Raymonde Arcier ou les « livres d’école » d’Henri et Marinette Cueco ainsi que de passer commande d’œuvres inédites à Kiki Picasso (Il n’y a pas de raison de laisser le blanc, le bleu et le rouge à ces cons de français, 2016-2017), Jean-Jacques Lebel (L’Internationale Hallucinex, 1970-2017) et Claude Lévêque (Conte cruel de la jeunesse, 1987-2017).

Sexualités, militance, dandysme et violence opèrent comme des fils rouges dans l’exposition qui s’organise en chapitres notamment consacrés aux contre-éducations, au sabotage de l’identité nationale, mais aussi à l’influence du Marquis de Sade sur certaines pratiques radicales. Les modes de production et de diffusion alternatives dans la presse et les médias, en même temps que la persistance d’une violence contestataire et sa répression tout aussi brutale, construisent aussi un paysage social qui s’assombrit, sur fond de crise, d’émergence du chômage de masse, de ségrégation et d’une banlieue trop froide ou trop chaude qui catalyse les malaises.

En France, de la contre-culture à la sous-culture, il n’y a qu’un pas. Beaucoup parmi les artistes montrés, ont d’ailleurs fait le choix volontaire et manifeste de ne pas aller vers l’art, tout en restant à côté, parfois tout proche, comme pour y puiser sans en subir les prescriptions. D’autres, à l’intérieur même de ce champ, sont restés fidèles, à des manières qui ne se faisaient pas : figuration, caricature, ethnographie, militance politique. Autant de dissidences esthétiques qui sont des formes de résistance à un ordre formel des choses et qui viennent redonner de la diversité à une histoire de l’art français un peu monochrome. À travers la convocation d’idées et de pratiques singulières, qui furent un temps marginalisées, il s’agit, sans nostalgie, d’éclairer des mutations culturelles mais aussi de réactiver certaines énergies au présent.

Artistes et auteurs de l'exposition
Djouhra Abouda et Alain Bonnamy, Olivier Agid, Émile Aillaud, Gilles Aillaud, Malek Alloula, Raymonde Arcier, Adolfo Arrietta, Jean Aubert, Jean-Christophe Averty, Igor Barrère, Cathy Bernheim, Bérurier Noir et Laul, Alain Bizos, Julien Blaine, Bertrand Blier, Jean-Pierre Bouyxou et Raphaël Marongiu, Régis Cany, Claude Caroly, Henri Cartier-Bresson, Jules Celma, Olivia Télé Clavel, Nicole Claveloux, Collectif Eugène Varlin et Jacques Kebadian, le Collectif Mohammed, Coluche, la Coopérative des Malassis (Bernard Alleaume, Henri Cueco, Jean-Claude Latil, Mikaëloff, Martin Parré, Gérard Tisserand), Copi, Jean-Louis Costes, Alfred Courmes, Jean Criton, Marinette Cueco, Jorge Damonte, Pierre Desproges, Elles Sont De Sortie (Pascal Doury et Bruno Richard), Catherine Faux, Dan & Guy Ferdinande, Lucien Fleury, Marie France, Bernard Froidefond (Lastar Crémière), Dominique Fury, Serge Gainsbourg, Jean-Pierre Gallèpe, Jean-François Gallotte et Joëlle Malberg, Gébé, Michel Giniès, le Groupe Dziga Vertov (Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin), Daniele Huillet et Jean-Marie Straub, Les Insoumuses (Nadja Ringart, Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder), Françoise Janicot et Bernard Heidsieck, Michel Journiac, Jean-Paul Jungmann, Peter Klasen, Pierre Klossowski, Eustachy Kossakowski, Arnaud Labelle-Rojoux, Claude Lalanne, Lulu Larsen, Alain Le Saux, Jean-Jacques Lebel, Jean-Patrick Lebel, Claude Lévêque, Lea Lublin, Annette Messager, Pierre Molinier, Jacques Monory, Chantal Montellier, Alain Montesse, Philippe Morillon, Didier Moulinier, Edgard Naccache, ORLAN, Frédéric Pardo, Michel Parmentier, Kiki Picasso, Loulou Picasso, Pierre et Gilles, Daniel Pommereulle, Professeur Choron, Jean-Marc Reiser, Michel Saloff-Coste, Siné, Romain Slocombe, Lionel Soukaz, Lucien Suel, T5Dur, Thierry Tillier, Roland Topor, Jean-Marc Toulassi, Clovis Trouille, le Groupe Utopie, Paul Vecchiali, Bernard Vidal, Georges Wolinski, Henri Xhonneux, Jean Yanne, Rocking Yaset, Pierre Zucca.
documents

La maison rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris
tel +33 (0)1 40 01 08 81 fax +33 (0)1 40 01 08 83 Contact : info@lamaisonrouge.org

2017/02/23

Et si on expérimentait l'art plutôt que de le consommer ?

Et si on expérimentait l'art plutôt que de le consommer ?


arts et culture
Qu'il soit chanteur, écrivain, musicien, réalisateur, sculpteur, peintre designer ou tout à la fois, un artiste aura pour objectif primordial de toucher son auditoire. Or la tâche n'est pas simple. Les moyens pour atteindre cet objectif sont nombreux mais toujours très cloisonnés. De nombreux artistes restent dans l'ombre par manque de financement ou de visibilité L'industrie culturelle est certainement celle qui s'est le moins épanoui au cours des dix dernières années au niveau des usages, qui sont devenus quelque peu vieillissant. Les industries créatives ont donc besoin de se mettre au goût du jour et c'est l'arrivée de plateformes collaboratives multi-services et multiculturelles qui va permettre de secouer ce marché empoussiéré.
Illustration : « Trois artistes incompris » Gustave Doré

Rentrer dans une classe définie et suivre un chemin préfixé

Aujourd'hui pour que l'oeuvre d'un artiste trouve son public, ce dernier est obligé de choisir un sillo, un parcours bien déterminé et de répondre aux attentes - non pas des consommateurs finaux - mais des intermédiaires divers, quitte à dénaturer son essence originelle.
 
Un chanteur qui souhaite enregistrer un disque devra obligatoirement passer par la case label. Avant de signer un quelconque contrat, le label va d'abord chercher à tester ses titres auprès des radios. Si la radio émet un avis négatif – alors même que le public n'a pu donner son avis - le disque ne sortira pas. Or les radios ont des quotas bien précis. Imaginons un chanteur français aux textes anglophones. Il pourra se voir demander de traduire la moitié de sa chanson en langue française. Imaginons encore un chanteur de mélodies romantiques. Il pourra, lui, se voir demander de réaliser un son « urbain » pour avoir la chance de percer en radio et espérer ensuite - s'il connaît le succès - avoir l'occasion de faire passer sa ballade sur les ondes. De quoi dénaturer totalement le projet initial d'un chanteur qui sort de l'ordinaire.
 
Un musicien qui vient de sortir un album va chercher à être l'invité de plateaux TV afin d'en faire la promotion. Dans le même temps, les programmateurs des émissions de TV, en charge des invités, recherchent des artistes pour passer à l'antenne. Ces individus devraient donc être très connectés puisque l'un est à la recherche de visibilité quand les autres recherchent du contenu. Seulement, il existe dans les faits de nombreuses barrières entre ces deux univers. L'artiste va donc être obligé de passer par un promoteur (agent ou attaché de presse) qui travaille lui-même pour un portefeuille de clients et est donc en charge de plusieurs artistes. Parmi eux, ce dernier va établir un ordre de préférence ou de priorité, et le musicien dont nous parlions aura alors moins de chance d'être repéré par les chaines de TV.
 
Un écrivain qui souhaite publier un livre doit impérativement passer par un éditeur. Ce dernier, pour accepter son manuscrit, va lui demander d'effectuer un grand nombre de corrections – qui une fois de plus peuvent dénaturer totalement l'esprit de son œuvre. Il peut par exemple être amené à « lisser » ses personnages afin de les faire correspondre à des profils stéréotypés : le méchant, le traite, le sauveur, le héros, etc. Ce sans quoi son histoire ne sera, selon l'éditeur, jamais lue par le public.
 
Il en va même pour un réalisateur de film, qui aura besoin d'un producteur pour financer son œuvre et l'aider à la distribuer auprès du public. Ou encore pour un artiste peintre qui aura besoin d'un galeriste pour exposer sa collection. Autant d'intermédiaires qui peuvent trop souvent tuer dans l'œuf des œuvres qualitatives qui – si elles avaient eu la chance d'être confrontées au public – auraient peut-être connu un succès sans précédent.
 

Un rayonnement global difficile et des artistes hybrides laissés pour compte

Ces difficultés pour toucher un public cible sont encore plus nombreuses si l'artiste a une volonté de développement à l'international. Imaginons un chanteur, qui après avoir signé avec un label français, voit son album produit en 400 exemplaires et distribué via différents canaux à travers le pays (Fnac, Hypermarchés, …). Ce dernier ne pourra pas obtenir de son label la production d'unités en consignation pour un lancement à l'étranger - même s'il est lui-même en contact avec un distributeur local - à moins d'avancer le coût des unités produites, le label n'étant pas prêt à courir ce risque commercial.
 
Plus grave encore, le système actuel - très formaté - ne laisse aucune place pour les artistes hybrides proposant des projets multiculturels (à la fois musical, éditorial et graphique par exemple). Or ces artistes ne sont pas nécessairement excentriques, ils ont simplement des projets originaux. Comme ils ne savent pas vraiment par quel biais se faire connaître, ils se retrouvent alors sur le web. D'où l'émergence de nombreux YouTubers par exemple. Seulement, le web est infini et ils se retrouvent alors perdus dans la masse, ne pouvant qu'espérer que quelqu'un les découvre par hasard.

Vers un renouvellement grâce aux plateformes collaboratives ?

Depuis quelques années, nous assistons à l'émergence de plateforme de crowdfunding artistique – à destination des musiciens et des écrivains principalement. Elles ont pour but d'amener l'œuvre directement au public. Mais ces plateformes sont prises d'assaut par des talents en tout genre, livrés à eux-mêmes, avec des projets parfois peu aboutis.
 
Le fonctionnement des industries créatives est obsolète car il est hyper-cloisonné et les différents acteurs n'ont pas les moyens de communiquer facilement ensemble. L'idée n'est pas de supprimer les intermédiaires existants – car tous ont une valeur ajoutée au sein de l'écosystème - mais de leur permettre de communiquer plus facilement ensemble.
 
Ce marché a besoin d'un nouveau souffle, et c'est par la naissance de plateformes collaboratives – et pas seulement de plateformes de crowdfunding - qu'il va trouver son dynamisme. Une telle plateforme permettra d'obtenir un unique écosystème au cœur duquel seront placés à même niveau l'artiste, son public, et les marques partenaires. Et c'est autour de ce noyau fondateur que viendront alors se greffer les acteurs existants. Ainsi l'artiste n'aura plus qu'un seul chemin unique et simplifié pour atteindre son public. Il n'y a alors plus de freins ni aucune raison pour qu'une œuvre de qualité ne puisse pas exister.
 
Ces marketplace digitales permettront une nouvelle ouverture d'esprit sur l'art et offriront aux artistes la possibilité de créer une offre plus valorisante, car plus libre et plus hybride. A travers des collaborations entre les artistes, et entre les artistes et les marques, l'art n'aura alors plus de limite. Retours directs du public, visibilité, financement… autant d'avantages permettant aux artistes de faire naitre leur projet, aux marques de trouver des partenariats innovants et au public de découvrir une multitude de nouveautés et d'expériences que lui seul aura décider de vivre !
 
Lise Yacoub, co-fondatrice et présidente de MAD (Music. Arts. Design)
 
 
Lise Yacoub est une entrepreneure et une experte du marketing multiculturel avec plus de 16 ans d'expériences dans les domaines de l'informatique, des marchés des capitaux, de la musique et des industries médiatiques. Elle est diplômée en Economie de l'Université Saint-Joseph à Beyrouth et de l'EM Lyon avec un accent sur Marketing International. Après avec travaillé en tant que Business Developer dans l'affaire familiale de textile à Beyrouth, elle fut chef de produit junior pour des serveurs à haute densité avant de rejoindre Murex à 24 ans en tant que Directrice Monde communication et marketing. En 2008, elle fonde Createmotions, une entreprise de développement et de distribution de marque des stratégies marketing et événementielles à des clients dans le monde entier. Mère, grande voyageuse, cinéphile et accro au chocolat, Lise a également été danseuse professionnelle au sein de la compagnie Caracalla au Liban.
Elle crée MAD (Music. Arts. Design), Marketplace créative 360°, le 15 novembre 2016 en France et au Liban avec sa sœur Rima. MAD permet de révéler les meilleurs talents, de donner vie à leurs projets et de faire tomber les barrières de l'industrie. MAD offre aux talents – sélectionnés en amont par un collectif d'experts - un accompagnement opérationnel de A à Z et met à leur disposition une espace de financement participatif, une boutique en ligne, un blog, et des événements en tout genre. A travers MAD, les talents de demain peuvent ainsi développer leur communauté de fans mais aussi nouer des partenariats avec les marques. En réunissant sur une même plateforme la nouvelle génération d'artistes et de producteurs, MAD est la nouvelle marketplace des dénicheurs de talents.
Plus d'informations sur http://howmadareyou.com
 
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2017/02/22

2017 02 22 Une baisse rapide des températures de l’Atlantique Nord, soit 45 % est envisagé en Europe !

Cela ressemble à une mauvaise blague à la façon de celles dont Donald Trump commence à nous habituer. Le réchauffement climatique va nous conduire vers une période de glaciation ! Cette affirmation n’a rien d’une plaisanterie. Il s’agit d’une hypothèse déjà envisagée il y a une quinzaine d’années et qui revient sur le devant de la scène avec des données plus précises publiées par le CNRS et l’Université de Southampton dans l’éminente revue Nature Communications. Le réchauffement climatique est en train de perturber la circulation des courants marins, et notamment le Gulf Stream, ce qui nous amènerait, dans une probabilité de 50 % vers une ère de refroidissement brutal impactant l’hémisphère nord d’ici quelques décennies.
 
Le titre du communiqué du CNRS est on ne peut plus clair : « Atlantique Nord : le risque d’un refroidissement rapide au XXIe siècle revu à la hausse ». Dès l’aube des années 2000, l’hypothèse selon laquelle le réchauffement climatique provoquera l’émergence relativement brutale d’une période de glaciation fit l’objet de nombreuses études et rapports plus ou moins alarmistes. Hollywood s’empara même du thème en sortant un film catastrophe à succès : « Le jour d’après » de Joseph Emmerich (2002). L’hypothèse d’un refroidissement brutal de l’hémisphère nord est fondée sur la modification de la circulation thermohaline du courant océanique en Atlantique Nord. L’afflux d’eau douce provenant de la fonte de la banquise, les crues des grands fleuves du Nord de l’Europe et l’augmentation des précipitations seraient les facteurs principaux d’une rupture de la circulation océanique ; si ce seuil était atteint, il s’ensuivrait des conséquences planétaires apocalyptiques.
 
Depuis cette époque, les scientifiques se sont penché avec des moyens considérables sur l’analyse du changement climatique en général et de la circulation des courants océaniques en particulier. Parmi ceux-ci, le Gulf Stream est le moteur des climats tempérés de l’hémisphère nord. Il joue le rôle d’un gigantesque « tapis roulant » qui apporte dans son flux les eaux chaudes de Floride vers l’Arctique, en passant par les côtes européennes dont il garantit un climat tempéré. Arrivé vers les froids polaires, le courant océanique repart dans l’autre sens mais, ses eaux devenues plus froides, plonge vers les fonds marins. L’eau chaude allant vers le Nord est plus proche de la surface alors que les eaux froides revenues du pôle se situent dans les couches basses du courant. C’est ce que les scientifiques appellent la circulation océanique de retournement. Il s’agit en quelque sorte du moteur du Gulf Stream. Si le moteur ne fonctionne plus correctement, c’est toute la circulation océanique qui s’en trouvera perturbée et en conséquence, tout le climat des régions concernées.
 
Le GIEC, s’appuyant sur une longue série de mesures et d’une quarantaine de projections climatiques avait estimé en 2013 que ce ralentissement s’installerait progressivement et sur une échelle de temps longue. Un refroidissement rapide de l’Atlantique Nord au cours du XXIe siècle semblait donc peu probable. Or dans le cadre du projet européen EMBRACE, une équipe d’océanographes a réexaminé ces 40 projections climatiques en se focalisant sur un point névralgique au nord-ouest de l’Atlantique Nord : la mer du Labrador. Située au sud-ouest du Groenland, cette mer est un siège majeur de convection de l’océan Atlantique. Giovanni Sgubin, un des chercheurs cosignataires de l’étude publiée par Nature  explique le phénomène : pendant l’hiver, lorsque les températures de l’atmosphère sont très froides, les eaux superficielles, déjà relativement salées, donc denses, se refroidissent. Ce refroidissement augmente encore leur densité et elles finissent par tomber en profondeur. S’opère alors un mélange des eaux superficielles et de fond, plus chaudes. Tout cela conduit au final à un transfert de chaleur vers la surface. Le changement climatique va bouleverser deux choses : d’abord, la température va sensiblement augmenter. Mais surtout, du fait d’un accroissement des précipitations dans cette région, l’eau de surface va devenir moins salée. Cela va réduire sa densité. Passé un certain seuil, elle ne plongera plus au fond, et le transfert de chaleur n’aura plus lieu.
 
Choisissant d’étudier ce phénomène de convection en détail, les chercheurs ont développé un algorithme capable de repérer les variations rapides des températures à la surface de l’océan. Cette « moulinette statistique » a révélé que sept des quarante modèles climatiques étudiés projetaient un arrêt complet de la convection, engendrant des refroidissements abrupts de la mer du Labrador, induisant de fortes baisses des températures dans les régions côtières de l’Atlantique Nord. Les résultats de cette nouvelle étude font grimper la probabilité d'un refroidissement rapide de l'Atlantique nord au cours du XXIe siècle à près de 50 %.
 
Mais un tel refroidissement rapide, simulé seulement par quelques modèles, est-il vraisemblable ? Pour répondre à cette question, les chercheurs se sont penché sur la variable clé du déclenchement de la convection hivernale : la stratification océanique. Ces variations verticales de la densité des masses d’eau sont bien reproduites dans onze des quarante modèles. Le communiqué du CNRS affirme que parmi ces onze modèles, qui peuvent être considérés comme les plus fiables, cinq simulent une baisse rapide des températures de l’Atlantique Nord, soit 45 % !
 
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2017/02/18

INDIVIDUAL RESILIENCE: A GUIDE



INDIVIDUAL RESILIENCE: A GUIDE

 


This is a free article from SCENARIO 01:2017. If you are not a current subscriber to SCENARIO or a member of The Copenhagen Institute for Futures Studies, then subscribe or get in touch with us here.


Resilience is the ability to react appropriately in an uncertain and changing environment. In an earlier issue, we ran an article about resilience at the organisational and societal level; now, we focus on the last domain of resilience, the individual level, which can be described as the ability to adapt, rise from adversity, and join others to create positive change.
This article is based on the Copenhagen Institute for Futures Studies’ report Individual Resilience – Survival Guide for the 21st Century (2016), and below, we particularly focus on the resilient mindset that helps contemporary individuals to handle the challenges in their professional and private lives.
We also examine the competencies that 21st century individuals need to not just survive, but also thrive in a world that is more characterised by technology, more automated, more globalised and more demanding on the individual than ever before, as old social structures dissolve and new ones arise.

How to become resilient
Scientist who study resilient individuals observe that they respond and adapt effectively to changing circumstances, recover rapidly from hardship or illness, and find innovative strategies for coping with stress.
Some people seem naturally more resilient than others, but it is important to realise that resilience is not genetically encoded – resilience can be learned. Just as you can train your body to perform better under hardship, you can also train your mind to not only endure hardship, but grow from it. The latest findings from neuroscientists’ studies on resilience show two things:
Firstly, the brain activity of resilient people differs from that of non-resilient people, and secondly, resilience can be learned. There is an inseparable connection between mind, body, and behaviour that we are able to influence.
We can basically divide resilient traits into four categories or focus areas for building resilience:
  1. Resilient body: Being physically fit and of good health, to better handle physical stress and hardship
  2. Resilient mind: Having a mindset that is prepared for change and able to cope with mental stress and hardship
  3. Resilient behaviour: Cultivating social behaviour that helps us during crises and changes in a globalised and urbanised world
  4. Resilient competencies: Learned skills and tools.
As with most things human, these areas are shaped partly by nature, partly by culture. Some people may be born with genetic advantages or raised with social advantages (like coming from a functional family with educated parents in a cultured environment), but any disadvantage can be made up for in part or in whole through a focused effort of improvement.
In the following, we will look at ways to improve or retain resilience in the four areas.

2017/02/01

La révolution numérique sera celle des compétences !



La révolution numérique sera celle des compétences ou ne sera pas, selon une nouvelle étude d’Accenture Strategy. La majorité des employés pensent que les nouvelles technologies auront un impact positif sur leur travail, même s’ils sont lucides quant à l’automatisation d’une partie de...

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