2025/05/29

2025 05 29 Début de la rédaction du livre "La Scandinavie, un laboratoire pour le futur ?"

Voici une ébauche  reflexive de l’introduction du livre. 

 

La Scandinavie, un laboratoire pour le futur ?


Merci de vos remarques constructives et de vos commentaires par SMS au +33678723029.



Introduction


Pourquoi la Scandinavie fascine-t-elle ? Un modèle à l’épreuve du XXIe siècle


☀️ Une scène inaugurale : Anna à Hammarby Sjöstad


Stockholm, 7h45. Le soleil matinal éclaire les façades épurées de Hammarby Sjöstad. Anna, la trentaine dynamique, quitte son appartement passif pour enfourcher son vélo électrique. Direction Södermalm, où l’attend une réunion de co-design dans un espace de coworking à énergie positive. En chemin, elle traverse une ville silencieuse, respirable, où les tramways glissent sans heurts entre les berges du lac Hammarby. Tout ici semble pensé : depuis la récupération des eaux grises pour l’arrosage collectif jusqu’aux panneaux solaires intégrés aux abribus.


Anna incarne une génération urbaine et consciente, à la croisée de la technologie et de l’éthique environnementale. Elle travaille dans une start-up spécialisée dans la cartographie participative de la biodiversité urbaine, un projet financé à la fois par la municipalité, une fondation privée et un programme européen. Pour elle, vivre à Stockholm n’est pas un hasard : c’est faire partie d’un laboratoire à ciel ouvert. Elle vit dans une société qui, malgré ses contradictions, a fait du futur une question centrale de sa gouvernance.



🌍 Le « mystère scandinave » : entre modèle et mythe


La Scandinavie fascine. Depuis plusieurs décennies, ces pays nordiques – Suède, Danemark, Norvège, Finlande et Islande – occupent systématiquement les premiers rangs des classements mondiaux en matière de bien-être, d’égalité, d’éducation, de gouvernance démocratique, de durabilité environnementale, d’innovation et de résilience.


Mais derrière cette image de vitrine – parfois idéalisée – se cache une réalité plus complexe, plus contrastée. Comment concilier excellence écologique et exportation de pétrole (cas norvégien) ? Comment conjuguer hospitalité et tensions migratoires ? Peut-on maintenir un État-providence fort à l’heure du vieillissement démographique et de l’automatisation ?


Ce livre n’a pas pour objectif de reconduire une mythologie nordique, mais de comprendre les dynamiques profondes à l’œuvre dans cette région du monde. Il s’agit d’un voyage intellectuel et sensible au cœur d’un espace qui, plus que tout autre aujourd’hui, interroge notre capacité collective à vivre autrement.



📚 Une suite à une réflexion sur les écosystèmes du futur


Ce livre s’inscrit dans la continuité d’une recherche menée depuis plus de dix ans par Michel Saloff-Coste sur les écosystèmes d’innovation et les transformations systémiques des civilisations. Il prolonge une série de publications de référence :

Innovation Ecosystems: The Future of Civilizations and the Civilization of the Future (Wiley, 2022) / Écosystèmes Innovants (ISTE, 2021) : cartographie des pôles d’innovation mondiaux, dont les pays nordiques.

Futures in Action (Wiley, 2025) / La prospective en action (ISTE, 2024) : exploration des outils concrets de la prospective dans les organisations et les territoires.

Futurs (ISTE, 2022 et Wiley, 2023) : théories et scénarios sur les futurs de l’humanité, croisant technologie, écologie, éthique et culture.


À travers ces ouvrages, l’auteur a développé une approche transdisciplinaire combinant philosophie, management, systémique, sociologie et art. Il s’agit ici d’appliquer ce cadre analytique à un terrain exemplaire : la Scandinavie. Ce livre est à la fois une étude de cas appliquée et une mise à l’épreuve du cadre conceptuel élaboré dans ses travaux antérieurs.



🔍 Une méthodologie croisée : données, récits, entretiens


Pour explorer le modèle scandinave dans sa complexité, ce livre s’appuie sur une méthodologie mixte :

Une immersion narrative, avec des scènes de vie réelles dans les cinq pays nordiques, en ouverture de chaque chapitre.

Une analyse comparative, nourrie de données internationales, de documents stratégiques, de rapports institutionnels et d’études de terrain.

Des entretiens qualitatifs avec des acteurs locaux : chercheurs, urbanistes, entrepreneurs sociaux, enseignants, élus.

Une mise en perspective philosophique, s’appuyant sur des penseurs scandinaves (Arne Næss, Jon Elster, Jürgen Habermas*, Axel Honneth, Kierkegaard, etc.) et des approches critiques contemporaines.



🧭 Le fil conducteur : un équilibre fragile à réinventer


La thèse de ce livre est simple : la Scandinavie tente depuis un siècle de maintenir un équilibre instable mais fertile entre modernité et solidarité, technologie et nature, compétitivité et égalité. Cet équilibre est aujourd’hui mis à l’épreuve par les grands basculements du XXIe siècle : changement climatique, mondialisation fracturée, révolution numérique, tensions identitaires.


Nous proposons d’explorer cette tension à travers trois parties :



🪵 Partie I – Passé : Racines d’un modèle original

Chapitre 1 – De la hache viking à l’État-providence

Chapitre 2 – Les idées qui ont forgé les nations nordiques

Chapitre 3 – Solidarité, égalité, nature : les piliers d’un modèle vivant


⚙️ Partie II – Présent : Le modèle en action

Chapitre 4 – Croissance équitable, entreprises innovantes : la 3ᵉ voie scandinave

Chapitre 5 – L’écologie nordique : pionnière, mais ambivalente

Chapitre 6 – Les ODD à l’échelle nationale : entre vitrine et cohérence

Chapitre 7 – Éducation : fabrique de citoyens libres et responsables


🔮 Partie III – Futur : Scénarios et limites

Chapitre 8 – Gouverner demain : démocratie participative et prospective active

Chapitre 9 – Identité, migration, mondialisation : une stabilité en question

Chapitre 10 – Le modèle scandinave à l’épreuve : forces, failles, bifurcations

Chapitre 11 – Un modèle pour la planète ? Transposition et limites



📎 En annexes : prolonger l’analyse


En fin d’ouvrage, plusieurs ressources annexes permettent d’enrichir la lecture :

Synthèse pays par pays : profils comparatifs de la Suède, de la Norvège, du Danemark, de la Finlande et de l’Islande.

Étude détaillée du Finland Futures Research Centre (Turku) : conférence annuelle et pratiques de prospective appliquée.

Analyse du Copenhagen Institute for Futures Studies : méthodologies de foresight à l’échelle nationale.

Bibliographie thématique commentée (100 titres clés) : pour prolonger l’étude dans les domaines abordés.

Index croisé des notions, lieux et auteurs : pour faciliter la navigation dans l’ouvrage.



💬 En guise d’ouverture…


« Il faut penser globalement, mais aussi incarner localement. »

Dans un monde en mutation, les pays nordiques apparaissent comme des sociétés d’anticipationoù le futur est l’objet d’une action publique structurée, d’un débat collectif continu et d’un imaginaire puissant.


Ce livre invite à explorer les conditions de possibilité d’un avenir vivable, à travers une expérience déjà en cours. Non pour copier un modèle, mais pour comprendre les dynamiques profondes qui pourraient inspirer d’autres formes de cohabitation humaine avec la planète, avec les autres, et avec le temps qui vient.


2025/05/23

2025 05 23 The Global Startup Ecosystem Report 2024 (GSER 2024) is a comprehensive analysis of the current state of startup ecosystems worldwide.

 The Global Startup Ecosystem Report 2024 (GSER 2024) is a comprehensive analysis of the current state of startup ecosystems worldwide.

Now in its 12th year, the GSER provides insights into the world’s leading startup ecosystems, emerging trends, and key challenges facing entrepreneurs. It is based on extensive research and analysis of data from 4.5 million startups across 300 global ecosystems and over a decade of independent research and providing policy advice to more than 160 economic and innovation ministries and public/private agencies in over 55 countries.
The Global Startup Ecosystem Report 2024 (GSER 2024) is a comprehensive analysis of the current state of startup ecosystems worldwide. With the GSER 2024, we hope to provide valuable perspective on the global startup landscape and actionable recommendations for entrepreneurs, investors, policymakers, and other stakeholders looking to drive innovation and economic growth even in these challenging times.


Key Insights

The top three ecosystems have maintained their same positions from 2020, with Silicon Valley remaining at the top, followed by New York City and London tied for #2.

Tel Aviv has moved up one rank and is now tied with Los Angeles at #4.

Tokyo has entered the top-10, moving up an impressive five places to #10 from #15 in the GSER 2023, marking the most significant improvement among the Top-10 ecosystems.
Seoul has moved up 3 spots and is now ranked #9, entering the top 10 ecosystems.
Miami has also made impressive progress, reaching #16 in the top 20 ecosystems, an improvement of seven positions from last year.

The top two Chinese ecosystems have dropped in the overall rankings: Beijing by one place and Shanghai by two, now standing at #8 and #11, respectively. However, Shenzhen has shown impressive growth, moving up seven spots to rank #28.

Paris has moved up an impressive four places from last year to reach #14.

Both Zurich and Munich have moved up by five and four positions, respectively, entering the top 35 at #31 and #33.

2025/05/01

2025 05 01 Zoom sur... « Design me a planet » à l'Université Catholique de Lille.

 Avec Michel Saloff-Coste, Direction de la prospective stratégie et développement, Conseiller spécial de la Présidence.

En 2025, votre exposition « Design me a planet » va être accrochée de manière permanente dans
le Starlab : un espace dédié à la découverte et à l’innovation qui se situe au dernier étage de l’Hôtel
académique, en dessous de l’Observatoire rénové. Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots
les origines de ce projet ? Comment ces peintures s’inscrivent-elles dans votre parcours d’artiste ?
J’ai eu la chance de naitre et grandir dans une famille d’amateurs d’art et d’artistes passionnés. J’ai
moi-même beaucoup expérimenté les arts plastiques tout au long de mon parcours, avec trois axes
majeurs : la science, l’art, et la spiritualité.

Dans les années 80 en parallèle de mes études en philosophie avec les cours de Gilles Deleuze, j’ai
fréquenté des artistes tels que les français Fred Forest, Pierre et Gilles, ou Andy Warhol lors de mes
voyages à New-York. Etant né au milieu de la période moderne, j’ai été influencé par les mouvements
surréalistes, constructivistes, expressionnistes, le pop art, et tout particulièrement l’abstraction.
Je me suis intéressé à l’art et sa relation au temps et à l’espace, mais aussi aux relations complexes
qu’il entretient avec la science et la spiritualité.

J’ai commencé à travailler sur une série de peintures à la fois abstraites et concrètes : la série des
planètes. Cette exposition « Design me a planet » est née d’une tension intérieure face à l’angoisse
écologique. En cherchant à mélanger art et prospective, j’ai donc débuté dans les années 2010 une
approche nouvelle : concevoir la planète comme une œuvre à imaginer, à modéliser et à protéger.
Chaque peinture est matérialisée par des cercles que je dessine instinctivement, qui deviennent des
planètes. C’est une connexion entre cerveau rationnel et intuition.
À l’avant-garde de l’art contemporain, j’ai inauguré un nouveau courant : l’ « art cosmique ».
Une tendance qui associe exploration spatiale, quête spirituelle et conscience écologique. Il s’agit
d’un art qui ne se limite pas à la représentation du monde visible mais qui propose une vision élargie
de la place de l’humanité dans l’univers.

Le projet se veut un contexte facilitateur d’innovation ouverte entre tous les acteurs de notre planète
pour réussir les mutations que nous savons désormais nécessaires, et qui implique une évolution
substantielle de notre maitrise de l’intelligence colLlective.


Au-delà de la réflexion écologique portée par ce projet « Design me a planet », quelle a été votre dé-
marche artistique ?
L’exposition s’inscrit dans une réflexion globale sur le futur de la Terre, inspirée par les travaux du Club
de Rome, créé pour analyser les limites de la croissance, et du Club de Budapest, qui intègre une di-
mension spirituelle et artistique à ces questionnements.
Un des constats majeurs de la réalisation de ces centaines de dessins et croquis de planètes, est qu’il
n’existe aucune réelle représentation de la planète en tant qu’entité politique et spirituelle. L’humanité
s’est toujours préoccupée de ses intérêts nationaux ou individuels, et la conscience planétaire demeure
fragmentaire. 

Ces tableaux de différents formats invitent à dépasser cette habitude pour penser la
Terre comme un tout, à la fois écologique, culturel et spirituel.

La participation des enfants a été au cœur du projet. Dans 35 pays, ils ont été invités à dessiner leur
propre vision de la planète. Cette démarche a eu un effet puissant : les enfants ont entraîné leurs
parents dans la réflexion, créant ainsi un dialogue entre générations sur les enjeux écologiques et le
futur du monde. Bien que l’exposition n’ait pas eu d’impact politique direct, elle a permis de créer une
communauté de réflexion et d’échange autour de ces questions fondamentales, par sa portée interna-
tionale et son impact humain fort.

L’exposition invite aussi à une contemplation du cosmos. Elle s’inscrit dans une tradition où l’observation
de l’univers mène à une prise de conscience profonde. Les œuvres sont traversées par une intensité
spirituelle et une connexion vibratoire avec l’espace. Dans un monde en crise, ces peintures et modèles
planétaires deviennent des supports de méditation, incitant chacun à se recentrer sur l’essentiel.




2025/04/24

2025 05 23-24 La Nuit de la Poésie à Arles avec Michel Saloff-Coste

Une nuit dans les étoiles :

LA POESIE DU COSMOS
Les mots s’entrecroises pour donner du sens au cosmos donc le silence grandiose nous renvoie à nous même . 
Comment le cosmos nous parle dans son silence apparent ? 

Michel Saloff-Coste 
auteur et artiste


Hôtel Le Calendal le Samedi 24 Mai
5 rue Porte de Laure
A 20.30,  21.00,  21.30


Sous le grand dôme céleste où tout prend sens,  

À Arles, dans la nuit, Michel laisse sa trace.  

Les mots, entrecroisés, tissent une danse,  

Un écho du cosmos, miroir de notre face.  


Silence grandiose, horizon suspendu,  

Le vide n’est qu’un leurre, un murmure caché.  

Chaque étoile un soupir, un passage attendu,  

Une brèche infinie dans l’éther étoffé.  


Michel, alchimiste des mots et des abysses,  

Décèle dans le néant des reflets d’harmonie.  

Le silence l’appelle, l’univers est complice.  


Ainsi naît sous sa plume une subtile énergie,  

Un chant où l’invisible, en ses formes inscrites,  

Nous renvoie à nous-mêmes, à l’essence infinie.  


La Nuit de la Poésie à Arles a désormais affirmé son identité dans le paysage culturel arlésien : un événement à la fois festif et délicat, ouvert à tous et exigeant, construit autour d’une définition vivante et métissée de la poésie – art de l’attention portée au monde et à l’autre, liberté d’imaginer, plaisir de savourer ce qui est devant nous et de célébrer cette vie. 

Notre 4ème édition est empreinte du désir d'approfondir ces principes de partage, joyeusement, légèrement mais aussi en conscience. L’ambition est grande. Essentielle, en ces temps difficiles. La peur, l’enfermement, la tristesse, l’exclusion menacent. Toute cette pesanteur ne passera pas par nous ! Nous écoutons le crédo de Louise Bourgeois : « Je transforme la haine en amour. »

Notre ancrage dans le territoire nous y aide : heureux d’y reconnaître un terreau créatif exceptionnel, nous y puisons authenticité et générosité. Y participent de nombreux artistes, professionnels et amateurs, mêlant littérature et théâtre, musique et chant, danse, arts plastiques, lumières… La majorité de ces artistes vivent dans la région mais nous sommes fiers d’accueillir des personnalités venues d’ailleurs – Égypte, Espagne, Iran, Italie, Liban, Suisse… 

La Nuit 2024 a été un joli succès : un public évalué à plus de 350 personnes, déambulant dans les ruelles et les placettes du quartier de l’Hauture, découvrant avec surprise un programme entièrement gratuit mais riche d’une cinquantaine de propositions, sur l’espace public et dans les maisons ouvertes par leurs habitants… 

En doublant la Nuit – les 23 et 24 mai 2025 – nous persistons! Toujours des surprises, de la pétillance, de l’audace !