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2014/06/20

2014 06 20 RENCONTRE OUVERTE AVEC MICHEL SALOFF COSTE ET CHRISTINE KOEHLER A 12H30

Les Rencontres Ouvertes sont une occasion d’écouter, discuter et réfléchir sur les organisations du XXIème siècle autour d’un praticien spécialisé ou d’un témoin important.

Elles se déroulent dans un restaurant parisien où chacun peut déjeuner à sa guise.

L’intervenant est tout d’abord brièvement interviewé sur les points centraux de son approche puis les participants réfléchissent et partagent ensemble leurs réflexions sur le thème. 

Le 20 juin 2014, au restaurant Le Bon Pêcheur à Paris, Michel Saloff-Coste nous parle de la création, du processus de co-création nécessaire aux entreprises du troisième millénaire 

Durée : 2h Démarrage : 12h30

Pour en savoir plus : Penser la co-création dans les entreprises du 3ème millénaire -

2013/09/18

2013 09 18 MICHEL SALOFF COSTE AU FORUM MONDIAL CONVERGENCE.


 

Pour la sixième année consécutive, Convergences organise son Forum Mondial, qui se tiendra à Paris du 17 au 19 septembre 2013. La dernière édition, qui a eu lieu en septembre 2012, a réuni 5000 décideurs, experts et praticiens des secteurs publics, privés et solidaires engagés pour le développement durable et la réduction de la pauvreté en France et dans le monde.  L'édition 2013 du Forum Mondial Convergences est axée sur un programme riche et varié, prenant appui sur les expériences croisées d'une diversité d'acteurs. Ainsi, nous co-créerons ensemble les fondations d'une économie plus inclusive et d'une société plus pérenne. Le Forum se tiendra dans l'ancienne Bourse de Paris, le Palais Brongniart, puis dans les Salons de l'Hôtel de Ville de Paris. L'événement sera couvert tant par la presse nationale qu'internationale.

Michel Saloff Coste interviendra sous forme de keynote pour poser le cadre et proposer sa vision du Management du 3eme Millénaire sur le thème
« World Café Management : Regards croisés de jeunes professionnel-le-s et dirigeant-e-s sur l'engagement sociétal, le sens au travail, et le leadership partagé».
 Cette session se tiendra le 18 septembre 2013 de 9h à 11h au Palais Brongniart.

2013/03/15

2013 03 15 YANNICK LE GERN INTERVIEW MICHEL SALOFF COSTE SUR DESIGN ME A PLANET



L'émission "L'Art de Changer le Monde et de...
Yannick Le Guern15 mars 08:14
L'émission "L'Art de Changer le Monde et de bâtir une humanité meilleure" de Yannick Le Guern avec Michel Saloff Coste. Michel Saloff Coste,philosophe, élève de Deleuze, artiste, prospectiviste. Il rejoint le club de Budapest, fonde l'Université intégrale et Design me a planet. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont « Le Management du troisième millénaire ». Nous verrons par son exemple que, conformément au mot de Malraux, « un intellectuel est quelqu'un qui doit se mettre à agir en cohérence avec sa pensée ».

2011/12/10

2012 01 10 Au-delà de la crise financière - Nouvelles valeurs, nouvelles richesses


Détails sur le produit

Au-delà de la crise financière - Nouvelles valeurs, nouvelles richesses de Carine Dartiguepeyrou, Patrick Viveret, Dominique Méda, Bernard Lietaer et Michel Saloff Coste (10 janvier 2012)

Comment valoriser les expériences foisonnantes, accélérer cette transition et à présent changer d’échelle ?

Ce livre est une synthèse de la recherche effectué pour l'université intégrale du 19 septembre 2011 sur les la thématique. Nouvelles Valeurs, Nouvelles Richesses, Nouvelles Mesures, Nouvelles Monnaies

2011 09 19 UNIVERSITE INTEGRALE 
Nouvelles Valeurs, Nouvelles Richesses, Nouvelles Mesures, Nouvelles Monnaies


Alors que nos économies et sociétés sont en pleine transformation et connaissent des ruptures majeures, que les voies de réinvention nous obligent à puiser dans nos inspirations les plus globales (sociales, économiques, écologiques, culturelles, artistiques, spirituelles…), nos indicateurs de richesse principalement dominés par le Produit Intérieur Brut ne semblent pas évoluer et restent figés sur des schémas passés.

2011/02/19

2011 02 19 MICHEL SALOFF COSTE VERS UNE ENTREPRISE INTEGRALE ? UNIVERSITE INTEGRALE 11


2011 02 19 MICHEL SALOFF COSTE VERS UNE ENTREPRISE INTEGRALE ? UNIVERSITE INTEGRALE 11 from UNIVERSITE INTEGRALE on Vimeo.



9h10-9h45 Michel Saloff Coste, Les enjeux de l’entreprise élargie et intégrale dans la période de transition actuelle.


Chers amis,

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous convier à la onzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème :

« Vers une entreprise intégrale ? »


 Samedi 19 février 2011
de 8h30 à 17h30

 Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006  Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide


Dans notre monde en transition, l’entreprise est aujourd’hui au cœur du questionnement :  sa finalité, sa responsabilité, les valeurs qui l’animent, tout ceci sera vraisemblablement redéfini au cours de la décennie à venir. Comment accompagner cette mutation, nécessaire et difficile ?

Les entreprises du 20e siècle ont été fortement marquées par des préoccupations et des intérêts essentiellement économiques et rationnels avec des stratégies largement dominées par la nécessité de résultats trimestriels et donc par le court terme. Cette vision étroite de l’entreprise est directement liée à la pression qu’exercent les investisseurs, les « shareholders » avec leur exigence de retour rapide sur investissement.

Ce tropisme qui s’amplifie jusqu’aux crises écologique, sociale et économique du début du 21e siècle interroge radicalement les entreprises sur leur capacité à continuer à créer de la richesse économique à partir de ressources non renouvelables et collectives, donc également sur leur responsabilité sociétale et écologique. Un film comme « The Corporation », qui a été largement diffusé, montre bien comment cette vision de l’entreprise justifie des comportements qui sont souvent responsables des crises que nous traversons aujourd’hui et qui de ce fait remettent en question la vision classique et rationnelle du progrès.
L’entreprise du futur ne pourra plus fonctionner uniquement selon cet ancien paradigme, créateur de désarroi émotionnel. Il lui faudra se positionner de plus en plus face à des enjeux à moyen et long terme, écologiques, sociaux et spirituels.
Aujourd’hui l’entreprise est amenée à considérer l’ensemble de ses partenaires ou parties prenantes, les « stakeholders » !
Ce nouveau défi relève de ce que nous appelons l’entreprise élargie ou «entreprise intégrale».

Derrière cette évolution se dessine :
une entreprise capable de penser rationnellement mais dotée aussi d’une véritable intelligence collective, émotionnelle et de sens.
une entreprise qui replace l’humain et son épanouissement au cœur de sa stratégie, et considère cette ressource comme un facteur-clé de créativité et d’innovation.
une entreprise consciente de sa responsabilité écologique  et des impacts négatifs sur la biosphère qu’elle ne saurait faire porter à la collectivité et aux générations futures.
•       une entreprise qui soit en mesure de concevoir son business model et ses processus de production dans le respect total du « capital naturel » qu’offre notre planète.

Capable de dégager du profit autant que de traiter humainement ses clients et ses collaborateurs, cette entreprise intégrale aurait le souci de progresser en harmonie avec le Vivant.
Si la plupart des entreprises sont encore loin de ce nouveau modèle, la mutation est en cours et depuis déjà quelques décennies des réflexions et initiatives totalement nouvelles se déploient.

L’Université Intégrale qui a pour vocation d’accompagner et de stimuler ces mutations est heureuse de vous présenter ces initiatives et ces nouveaux acteurs qui élaborent l’entreprise de demain

Cette journée a été conçue et réalisée par Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bénédicte Fumey, Caroline Guidetti, et Dominique Marty du Club de Budapest France.
Veuillez trouver ci-dessous :
-          le programme de la journée
-          la liste des intervenants
-          les modalités d’inscription

2010/06/06

2010 06 01 Prospective d'un monde en mutation


Prospective d'un monde en mutation [Broché]

Michel Saloff Coste Edgar Morin Ervin Laszlo Matthieu Ricard Tristan Lecomte Jean Staune Antonella Verdiani Jacques Lesourne Jean-Eric Aubert Carine Dartiguepeyrou  
4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires clien

Comment expliquer les grands changements planétaires que nous vivons ? De quelle nature est cette transformation et comment impacte-t-elle nos systèmes politiques, économiques et sociaux ?

2007/09/09

2007 09 20 Le DRH du 3e millénaire


Détails sur le produit

Le DRH du 3e millénaire de Edgard AddedCarine Dartiguepeyrou, Wilfrid Raffard et Michel Saloff Coste (20 septembre 2007)





Les DRH sont demandeurs d’un livre qui leur permette de mieux comprendre les enjeux de leur fonction et son devenir. Ce livre a pour but d’apporter des éclairages nouveaux sur le directeur des ressources humaines et de valoriser la fonction en imaginant son devenir.

1999/01/01

1999 01 01 Le management du troisieme millenaire, innover et s'epanouir aujourd'hui.


Détails sur le produit

Le management du troisieme millenaire, innover et s'epanouir aujourd'hui de SALOFF-COSTE MICHEL (1 janvier 1999)



Préface à la 3e édition

Par Hervé Sérieyx
Maître de Conférence à l'Ecole Nationale d'Administration
Conseiller du Commerce Extérieur de la France
Auteur, Consultant en Management et Chef d'Entreprise



Achevé dès la fin de 1987, le manuscrit de ce livre annonçait déjà les mutations que nous vivons actuellement. Il nous prédisait alors ce qui est maintenant devenu un constat d'évidence: quand on affronte les réalités de demain avec les représentations mentales d'hier, on a les drames d'aujourd'hui. Il fallait un regard singulièrement visionnaire pour pressentir à ce point combien nous étions en train de changer d'ère et vers quelles catastrophes conduirait toute crispation sur des situations acquises et sur des certitudes héritées de l'ordre ancien. C'est le procès de la pensée unique, celui de l'incroyable inadéquation de l'actuel système éducatif aux nouveaux temps, la « crise de l'intelligence » de nos élites, la ringardisation rapide de tant d'institutions politiques, administratives, professionnelles, syndicales, la conjonction de la mondialisation et d'un retour des repliements identitaires sur des nationalismes et des régionalismes agressifs…
Décidément, Michel Saloff-Coste voyait déjà loin et juste. Mais son apport le plus original, c'est sans doute cette conversion personnelle à laquelle il nous convie.

1990/06/29

1990 06 29 LE MANAGEMENT NE PEUT QUE DEVENIR UN VERITABLE ART LE MONDE VENDREDI 29 JUIN 1990


Le Monde
Vendredi 29 Juin 1990

« LE MANAGEMENT NE PEUT QUE DEVENIR UN VERITABLE ART »
NOUS DECLARE MICHEL SALOFF-COSTE, CHERCHEUR EN STRATEGIE DE MANAGEMENT

« Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » disait Malraux. Tel est sans conteste le point de vue de Michel Saloff-Coste, chercheur en management qui analyse le passage de notre économie de l’ère industrie-commerce à l’âge de la création et de la communication. Avec toutes les conséquences qui en découlent en matière de management, d’organisation et de conception des produits.

Selon vous, la société serait en train de changer d’activité dominante ?

Après trois millions d’années dominées par la chasse-cueillette, trente mille par l’agriculture-élevage et trois cents par l’industrie-commerce, l’humanité se prépare à une nouvelle civilisation caractérisée par la création et la communication. Aux Etats-Unis, plus de 50 % de la population exercent déjà des métiers ayant trait à ces dernières activités. Cette mutation fondamentale est liée à l’évolution technologique. A mesure que les machines maîtrisent toutes les fonctions répétitives, l’homme se concentre sur ce qui le distingue le plus radicalement ; c’est-à-dire sa capacité de créer et de communiquer. Parallèlement, l’informatique permet de constituer des réseaux d’information interactifs au-delà des frontières géographiques, nous faisant basculer dans un univers de communication planétaire.
L’industrie et le commerce ne vont pas pour autant disparaître, mais ils vont se trouver profondément métamorphosés et devenir un espace créatif, de la même manière que l’agriculture s’est industrialisée dans la phase précédente.

Sommes-nous déjà de plain-pied dans cette ère de communication-création ?

Nos systèmes d’encadrement et nos lois maintiennent encore nos économies dans un cadre structurellement commercial et industriel. Mais, ils sont minés par les entreprises déjà rentrées dans l’ère communication-création. Le malaise de nos démocraties stigmatise ce phénomène de fin de règne. Aussi, nous allons vraisemblablement passer par une période de désorganisation – liée à notre difficulté à comprendre le changement en cours – avant d’atteindre un nouvel équilibre. Cela étant, il existe en Europe, aux Etats-Unis et au Japon une vision plus ou moins claire de cette mutation. Ainsi, le Japon, pays le plus riche du monde, l’a parfaitement anticipée annonçant dans son dernier plan quinquennal que le défi de ses prochaines années n’est plus technologique mais humain. Ce qui est bien l’un des éléments de sa réussite économique. Par contre, une grande partie des sociétés françaises fonctionnent encore selon une mentalité industrie-commerce. Elles risquent donc de manquer le décollage de l’ère communication-création.

Les entreprises peuvent-elles s’adapter facilement à cette nouvelle époque ?

Dans le passé, les techniques n’évoluaient pas aussi rapidement. Aujourd’hui, une solution est vite caduque, ce qui implique une remise en question quasi permanente des structures de production. D’autre part, tous les domaines de la connaissance deviennent complexes et interdépendants : biologie et informatique, physique et philosophie… Aussi, les entreprises les plus aptes à intégrer cette nouvelle ère sont celles qui génèrent en elles le plus d’hétérogénéité et de « complexité intelligente ».

En attendant, comment cette évolution, ou plutôt cette désintégration, est-elle vécue par les entreprises ?

Il faut distinguer deux cas de figure. Dans le paradigme industriel et commercial, les entreprises ont atteint le même niveau technologique et fabriquent donc des produits quasiment identiques. Pour les imposer à l’échelle mondiale, elles se livrent une guerre économique impitoyable. Par contre, les firmes créatives, qui se sont déjà dépositionnées du marché, tirent remarquablement leur épingle du jeu comme Yves Rocher, Le Club Méditerranée ou la FNAC.

Quelles sont les caractéristiques des produits vendus par ces entreprises « new-look » ?

Nous nous écartons totalement de la production de masse de l’ère industrie-commerce. En effet, les produits sont non seulement excellents, ce qui est un minimum, mais surtout exceptionnels. Qu’il s’agisse d’un ordinateur, d’une voiture ou d’un paquet de cigarettes, la partie « fabrication » ne représente déjà plus aujourd'hui que 10 % du prix de vente, les 90 % restants sont de la création et de la communication. Les entreprises les plus en avance à l’heure actuelle ne vendent plus des produits au sens classique du terme mais des concepts. Plus, elles communiquent leur propre vision de la réalité. Prenez dix rasoirs, ils se valent quasiment tous sur le plan technique, c’est bien leur design qui fait la différence. Le constructeur Sony, véritable pionnier, a su dépasser la dimension technologique dans ses produits conçus comme des sculptures modernes. Quand Walt Disney parle de son entreprise, c’est sa façon d’envisager le monde qu’il défend. Les produits ne sont que les supports de cette vision.
Autre caractéristique : alors que les produits de l’âge industrie-commerce duraient une ou plusieurs générations, les produits de demain auront un cycle de vie très bref.


Comment être performant dans l’ère communication-création ?

L’âge de la création-communication est l’espace où l’homme va pouvoir s’exprimer dans sa plénitude. Les entreprises les plus performantes sont celles qui sauront laisser cours au potentiel de création et de communication de leurs ressources humaines. Les études montrent qu’il existe, notamment en France, un fantastique réservoir de créativité inexploité. Encore faut-il que l’on accepte le risque inhérent à toute acte créatif et que l’on valorise cette prise de risque.
Par ailleurs, les entreprises devront être capables de se remettre régulièrement en question, en d’autres termes de changer plusieurs fois de culture.
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La conception du management s’en trouve-t-elle modifiée ?

Dans les entreprises de demain, les salariés seront des partenaires réunis autour d’un projet commun qui engagera leur affect et leur enthousiasme. Dans ce contexte, le management ne peut que dépasser sa dimension formelle et scientifique pour devenir un véritable art. Un art à même de générer un courant créatif, de motiver les employés autour de l’idée créatrice et d’orchestrer l’effort collectif.
Le management doit donc conjuguer trois dimensions : le formel, garant de la stabilité de l’organisation, l’affect artistique dit niveau turbulent et l’ouverture spirituelle baptisée niveau vide. Rares sont encore les sociétés conscientes de ces niveaux turbulent et vide, car dans l’ère industrie-commerce, seul le niveau formel était valorisé.

Comment une entreprise peut-elle appréhender ces trois niveaux ?

Comme un être humain, une société a un corps, une âme et un esprit. L’informatique, parfaitement rationnelle, est « l’enveloppe » ; elle correspond à la définition du niveau formel. A travers sa communication, une firme révèle son âme et son lien avec le niveau turbulent. Enfin, la formation prépare les salariés à appréhender le niveau vide et son potentiel de créativité. Informatique, communication et formation sont les trois clés d’accès. Mais, ces disciplines sont souvent maniées sans grande cohérence entre elles.

Existe-t-il une méthodologie pour mettre en œuvre les changements que vous jugez nécessaires ?

Un processus de transformation en trois étapes peut être envisagé. L’entreprise doit d’abord analyser son niveau d’évolution par rapport à l’ère communication-création et son degré d’intégration des trois niveaux formel, turbulent et vide. Dans une deuxième phase, elle construit une stratégie d’adaptation. Enfin, elle mobilise l’ensemble des salariés autour des nouveaux enjeux en déployant toute sa créativité à travers son informatique, sa communication et sa formation.

Finalement l’organisation hiérarchique classique n’a plus de sens ?

L’émergence d’un nouveau style de management ne peut se traduire par une remise en question de l’organisation hiérarchique qui fait référence à une vision du monde mécaniste issue du dix-huitième siècle. Elle trouve sa pleine efficacité dans la production répétitive, mais elle est beaucoup moins performante lorsqu’il s’agit de travailler créativement ensemble.
L’important est bien que chaque salarié exprime sa sensibilité en chœur avec tous les autres à l’instar d’un orchestre de jazz où tous les instruments concourent à l’harmonie. C’est ce que j’appelle de façon plus conceptuelle un processus systémique interactif.
Comment se matérialise-t-il ? On voit surgir un peu partout des micro-cellules auto responsables qui se structurent de manière collégiale afin de réunir des compétences complémentaires qui puissent rentrer en synergie entre elles de façon informelle, sans idées de domination. Elles s’apparentent à des tribus rassemblées autour d’une sensibilité commune !

Quels rôles joueront L’Etat et les organisations professionnelles au sein de ces "tribus" ?

Dans la mesure où ils sont forgés par l'âge industriel et commercial, ils vont devoir, tout comme les entreprises, se remettre en question. Anticipant intelligemment, certains s’organisent comme des laboratoires où s’invente le futur, tandis que d’autres restent cristallisés sur des concepts anciens.
Quoi qu’il en soit, dans la mesure où nous allons vers un marché planétaire dérégulé, chaque organisation étatique ou non devient elle-même partie d’un système dont la complexité lui échappe largement. Aussi, elle doit défendre un point de vue sachant que celui-ci ne peut être que relatif.

Propos recueillis par
Catherine Levi