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2015/12/26

2015 12 26 為歡慶年末,信鴿法國書店邀請法國藝術家─麥克‧沙洛夫-考斯特,來與我們分享他的詩作和繪畫。





Pour fêter la fin d’année, la Librairie Le Pigeonnier invite Michel Saloff-Coste, artiste français, à partager ses oeuvres poétiques et dessinés avec nous.
為歡慶年末,信鴿法國書店邀請法國藝術家─麥克‧沙洛夫-考斯特,來與我們分享他的詩作和繪畫。




Artiste / 藝術家介紹: Michel Saloff-Coste 麥克‧沙洛夫-考斯特
Michel Saloff-Coste est né en 1955 à Paris.
Peintre, photographe, cinéaste, écrivain, enseignant et consultant, Michel Saloff Coste est particulièrement connu pour ses recherches, conférences et livres sur les enjeux du passage de la "Société Industrielle" à la "Société de l'information" .
Dans le parcours créatif, multimédia et pluridisciplinaire de Michel Saloff-Coste trois périodes peuvent être distinguées.

Une première période caractérisée par l'exploration des medias classiques, dessin, peinture avec une inspiration marquée par l'École de Paris, l'Abstraction, Roger Chastel, Gustave Singier et Gilles Deleuze.
Une seconde période caractérisée par l'exploration de médias plus modernes, photographie, vidéo, électrographie, avec une inspiration marquée par New York, le Pop Art et Andy Warhol. Une part de sa création s'applique dans la publicité.
Une troisième période caractérisée par l'exploration des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication "NTIC", internet, images numériques, avec une inspiration marquée par l'Art Conceptuel et le mouvement lancé autour de "l'Esthétique de la communication" par Fred Forest. Pendant cette dernière période il réalise plusieurs livres qui défendent un regard nouveau sur les transformations du monde contemporain et une part de sa dynamique créative s'applique au renouvellement stratégique des organisations publiques et privées.
Michel Saloff Coste est Internationale Développement Associate of Copenhagen Institut for Future Studies http://www.cifs.dk/en/, Directeur de la recherche et des relations internationales de In Principo http://www.inprincipo.com/fr/Michel_Saloff_Coste et Directeur de l’Institut International de Prospective sur les Ecosystèmes Innovants de L’Université Catholique de Lille et de Lyon http://iip.univ-catholille.fr/ Blog officiel de Michel Saloff Coste : http://michelsaloffcoste.blogspot.com
麥克‧沙洛夫-考斯特於1955年出生在巴黎。
身兼畫家、攝影師、電影工作者、作者、教育家和顧問多重身份,麥克‧沙洛夫-考斯特以其針對「工業社會如何轉型為資訊社會的變遷關鍵」這個主題相關的研究、講座和出版品聞名。
而在藝術創作的歷程,麥克‧沙洛夫-考斯特在多媒材、多類型的創作上可分為三個時期:
他初期將焦點關注在傳統的媒材,如插圖、畫作,靈感來自巴黎畫派、抽象畫派,和其他的畫家羅杰‧夏士德(Roger Chastel)、古斯塔夫‧桑齊埃(Gustave Singier)和吉爾‧德勒茲(Gilles Deleuze)。
第二期則以攝影照片、影片、聲光效果等較現代的媒材,並受到紐約、波普藝術和安迪‧沃荷(Andy Warhol)作品的啟發。此時期的創作多可見於廣告之中。
最後他將藝術領域擴展至數位、傳播科技,利用網路、電子影像,取材自觀念藝術和弗雷德·佛雷斯特(Fred Forest)圍繞通訊美學主題的各種運動。而在這最後的時期,麥克‧沙洛夫-考斯特完成了多本捍衛現代社會轉型全新觀點的著作,同時他的創作也配合各公家、私人機構的布置更新,展示在不同的單位。
Cette conférence sera présentée en français.
講座全程以法文進行。

Date de la conférence : le samedi 26 décembre 2015, à 19H00 
Lieu : Librairie Le Pigeonnier, No. 9, Lane 97, SungChiang Road, Taipei,
Tel : 02 25 17 26 16
Inscription : Merci de compléter et de renvoyer votre nom, prénom, numéro de téléphone et nombre de participants à info@llp.com.tw pour réserver une place (le nombre de places est limité.)
講座日期:2015年12月26日(六)19:00
講座地點: 信鴿法國書店 台北市松江路97巷9號1樓
報名:請來信至info@llp.com.tw並註明您的姓名、聯絡電話及參加人數。



1974/01/01

1974



Je m'installe rue des Grands Augustins à Paris dans le sixième arrondissement. Intégration à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) dans l'atelier Singier. Développement du dessin académique et de la maîtrise de la peinture à l'huile sur toile. Participation dans le cadre l'Université de Vincennes (Paris VIII), aux séminaires de philosophie de Gilles Deleuze. Approfondissement de la philosophie, la psychologie, la sociologie, l'économie, la physique quantique et la cosmologie. "J'ai toujours beaucoup aimé réfléchir, mais j'ai toujours ressenti le besoin d'avoir une activité artistique ou je puisse engager mon corps et mes mains dans une expression directe de mes intuitions. Je découvre avec les études en philosophie, complétée par les études en arts plastiques un espace de liberté et d'expression. La peinture m'a toujours semblé un des arts les plus spirituels parce qu'il est aussi un des plus primitifs. En jouant avec les couleurs, les matières et les formes nous apprenons à nous inscrire dans l'élan créateur qui préside au processus de déploiement des mondes. La philosophie permet l'analyse et la compréhension en profondeur d'un vécu qui dépasse pourtant toute capacité de raisonnement.










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Poésie le 2 Octobre 1974


Un grillon noir
Court sur le papier
Néant d'encre
Cancre de papier

Travailler pourquoi ?
Pour oublier quoi ?
Si il faut vivre, vivon strictement
Cisaillons tout
Déchirons notre estomac
Tendons nos yeux comme des élastiques
Car il est temps de savoir
Avant la soir
Ce qu'il en est de cette vie. 

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Cahier 1974

 

Mardi 19 Mars 1974

 

Que dire de la réalité quotidienne lorsqu’elle s'allie au fantastique le plus inimaginable : les mots les plus fantastiques sont ridicules par leur côté fantastique et ne rendent nullement compte du côté quotidien.

 

Aucune musique n'est aussi belle que ce que je vois, et la réalité quotidienne dont je me nourris et dont tous les êtres autour de moi se contentent, me parait si inadéquate, inadaptée, fausse, qu'elle semble être un rêve, et tous ceux qui y vivent , des ombres impalpables et légères.

 

Et ce que je vois mieux qu'avec mes yeux, avec mon être est tellement plus vrai, tellement au-delà de ce que je vois avec mes veux, beaucoup plus brillant, clair, subtil, que, ce que je vois avec mes yeux me semble fou, absurde obscur, comme un rêve.

 

Alors, j'écoute de la musique, ou regarde un tableau pour reprendre pied, car la vue de quelque chose qui n'est pas absurde dans mon rêve, dans cette "réalité" où tous les autres vivent, me console et réunifie mon être et ce monde.

Cet être est terriblement troublant et terrifiant.

 

Le fou a tout perdu sauf la raison, cette phrase de Chesterton prend un sens considérable.

 

Car le pire, c'est que je suis terriblement conscient de ce qui se passe. Je sais que cela doit être comme cela que c'est un bon signe Mais tout cela repose sur ce que je vois avec l'autre œil, l'œil intérieur, l'œil de raison.

Et ce que je ne puis croire, c'est que montrant ce qu'il me montre, il puisse exister; et pourtant, le seul fait que j'écrive le démontre.

 

Tout semble sombrer dans le rêve et la folie.

 

Il me semble que ma vie ne s'arrête nulle part et que je perds toute notion d'espace et de temps.

 

Ou plutôt tout mon être tend vers le vide lumineux, mais mes mains s'agrippent terrifiées sur le bord de la réalité qui semble se dérober elle-même, fondue par la lumière du vide immense de l'Existant Être .

 

Je tombe dans le vide à une vitesse infinie, terrifié, seul, fou....

Pourtant hier, je suis sorti, j'ai téléphoné à P.F., cela à suffit pour me sortir de cet état. Et tout autour de moi était si creux, si vide, que j'ai voulu revenir rapidement à mon état passé ; et j'étais horrifié à l'idée de ne jamais pouvoir y revenir.

Chaque instant devient passionnant, infiniment passionnant il est vrai.

 

Non, je crois que je vais me mettre en chute libre, c'est trop beau, même si je dois avoir peur tellement peur que j'en meurt. Est-ce possible ? Si je pouvais enlever cette peur ce serait extra. Cette peur si bête, cette peur de la vie.

 

Ce qui constitue l'Existence, c'est le mouvement.

Ce qui constitue l'Être, c'est la forme.

 

L'Être est la source de tout ce-qui se meut.

L'Existant est la source de tout ce qui a forme.

 

Le paradoxe, c'est notre réalité quotidienne projetée hors du temps.

L'Existant-Être qui est le paradoxe absolu, n'est que la substance projetée hors du temps.

 

C'est la vision paradoxale du monde qui nous en fait sortir.

C'est la vision paradoxale du monde qui nous fait entrer dans la substance.

 

La vision de l'Être en face de l'Existant est douleur, suprême douleur, n'est que douleur, la douleur de la conscience absolue du déchirement constant de l'Être.

 

Mais avec la communion en l'Existant-Être, apparait alors l'équanité absolue, qui n'est ni la douleur de la conscience absolue, de l'Être, ni l'absence de douleur de l'inconscience de l'Être et qui est les deux à la fois.

 

La communion avec l'Existant-Être est l'Extase absolue : la projection de notre substance hors du temps.

 

Mais celui qui veut accéder à l'Existant-Être ne peut le faire qu’a travers son être. Il est donc obligé d'aller au fond de sa souffrance, jusqu’au fond de son déchirement d'avec l'Existant, jusqu'au fond de la conscience de son Être, jusqu'à la vision terrifiante d'une réalité quotidienne absurde où l'Être est à chaque instant bafoué par l'Existant.

 

Avant que tout s'éclaire hors du temps et de l'espace, dans l'Extase suprême de la communion du moi de l'Existant et de l'Être ?

 

Il y a deux sortes d'antéchrist: ceux qui croient uniquement en l'Être, ceux qui croient uniquement en l'Existant. Ils souffrent terriblement et de ce qu'ils disent, ils font jaillir la souffrance. Ils sont en quelque sorte ce que l'on peut appeler le mal.

Et pourtant la marche vers l'Existant-Être passe par l'un de ces chemins. La marche de l'individu passe par la croyance au seul Être; la marche de l'humanité passe par la croyance au seul Existant. Les deux passent par la souffrance de la conscience.

Et plus l'humanité ira vers l'extase suprême dans l'Existant-Être, plus il fait s'attendre à ce que la connaissance tournée vers l'Existent engendre les plus grandes souffrances que l'humanité aie jamais connues, les plus grandes jouissances aussi d'ailleurs. Mais la jouissance des uns ne sera jamais que l'antinomie de la souffrance des autres.

Et plus l'individu va vers l'Extase suprême dans l’Existant-Être, plus il doit s'attendre à une connaissance surtout tournée vers l'Être, à souffrir de plus en plus dans son existence; son corps sera soumis aux plus terribles souffrances, aux plus fantastiques jouissances, il est vrai, mais elles naitront de sa souffrance même qui elle-même, n'est autre que sa trop grande jouissance.

 

Ainsi notre destin est de vibrer de plus en plus fort, de souffrir et jouir de plus en plus intensément, jusqu'à ce que les deux se mêlent dans l'Extase hors du temps et ce l'espace.

De temps en temps, l'existant-Être s'incarne dans un être humain qui lui se désincarne dans l'Existant-Être.

 

Et cet être humain par ses paroles, ses actes, tire l'humanité vers une vibration plus haute, une puissance, une souffrance plus haute. Et c'est cet être qui constitue les charnières de l'histoire de l’humanité. Dans la mesure où il sent qu'au moment où il se désincarne, l'humanité a besoin d'une charnière.

 

1 juin 1974

 

C'est la différenciation d'éléments les uns d'entre les autres qui constitue leurs êtres spécifiques.

 

C’est le regroupement d’éléments en ensemble distinct qui constitue leurs être générique.

 

La différenciation d'êtres spécifiques et leurs regroupements à un être générique, l'organisation, la "subjectivation" "l'étantification" de l'existant ainsi constituée ne peut dépendre que de la spécifité, de l'être qui l’effectue et par là même le définit en soi.

 

Par là même : 

Nous appellerons être inerte tout élément qui ne procède à aucune organisation de l’existante.

 

Nous appellerons être vivant tout être qui procède à une organisation réflexe de l’existante (organisation directement impliquée par son existence et qui par la même est réduite spécifiquement à elle-même).

Nous appellerons être ontologique tout être qui est non seulement capable d'organiser l’existante, mais aussi de réfléchir cette organisation, autrement dit de réfléchir son être spécifique et par là même d’avoir un pouvoir de plus en plus grand sur l'existante et un être de plus en plus large (de moins en moins spécifique).

 

24-10-74

 

Cette table, cette chaise sur laquelle je suis assis, ce stylo avec lequel j'écris ces mots, ce bras, ces pensées qui tournent dans ma tête, sont autant d’éléments qui dans leur indissociabilité constituent "ma substance".

 

"Ma substance ressemblera à ta « substance » dans la mesure où tu pourras t'identifier à moi.

 

Dans cette substance, je peux considérer deux pôles :

- l'être, qui définit ma substance, en l'occurrence moi.

- l'existent qui constitue ma substance, en l'occurrence tout ce qui m'entoure.

 

Ces deux pôles tentent à leur extrême limite à ne plus appartenir à la substance.

Au niveau pur, ce sont des abstractions.

Ils n'ont de signification qu'en relation l'un avec l'autre.

 

Puisque l’être qui définit ma substance est en moi, toi, un autre être, tu définis ta substance d’une autre manière.

 

Nous nommerons Être, l'être qui contient toutes les modalités d’être, la tienne, la mienne, comme tout autre être.

 

Puisque l’existant qui constitue la substance c’est tout ce qui m’entoure toi qui est ailleurs un autre existent constitue ta substance.

 

Nous nommerons existant l’existant qui contient tous les existants le mien, le tient, comme tout l’autre.

 

Enfin nous nommerons substance la substance qui est constituée par l’existant et définie par l’être.

 

Mai 1974

 

Fixation de l'être à un seul de ses modes.

Élévation de ce mode au niveau de transcendance.

Ce mode devient le fondement sans fondement autour duquel l'individu tourne et construit sa vie.

L'être au contraire est immanence, il est explosion, il est un horizon fuyant dont le fondement est l’existant lui-même.

Il a tout pour fondement et par sa constante explosion, sape tout fondement.

Celui qui vit dans l'être vit dans son unité explosive et créatrice.

Celui qui en érige une partie en transcendance, en absolu, celui-là vit dans la scission ; car il doit constamment bloquer le jaillissement de l'être en lui et dans le monde pour que la transcendance qu'il érige subsiste pour lui. Chaque individu a tendance à le faire de manière différente en étant matérialiste ou idéaliste.

Les matérialistes : le mode d'existence présent et érigé en absolu, c'est la soi-disant réalité à laquelle tous doivent s'adapter.

Les idéalistes : le mode d'être est érigé en absolu, c'est la soi-disant vérité que tous doivent accepter.

 

En alpha :

L'être est immanence de l'existant

L'existant transcende l'être

 

En oméga :

L'Être transcende l'existant, l'existant émane de l'être.

 

Ceux qui regardent vers l'arrière, disent que l'être est immanent, ceux qui regardent vers l'avant disent que l'être est transcendant.

Les uns se disent matérialistes, les autres se disent idéaliste mais ils sont dans la même voiture !

 

Juin 1974 

 

MODE D'EXISTANCE - MODE D'ETRE

 

L'existant constitue la substance, la substance définit le mode d'existence

L'être définit la substance, la substance constitue le mode d'être.

 

Mode d'existence: Existant, mode d'existence objectif, psychologique et biologique 

Mode d’être : mode d'être psychologique et mode d'être biologique, mode d'existence objectif -

 

INTERPENETRATION DE L'ETRE ET DE L'EXISTANT

 

Au niveau de l'Être :

Un objet est exontique et n'est qu'exontique.

Un vivant est ontique mais aussi exontique en tant qu'objet. Un humain est ontogénique, mais aussi ontique et exontique en tant que vivant et objet.

L’humain au niveau de l'être contient tout être.

 

L'homme n'est qu'une toute petite partie du phénomène de la vie, les vivants ne sont qu'une toute petite partie des objets.

Ainsi, les objets au niveau de l'existant contiennent tous les existants.

 

MODE D'ETRE- MODE D’EXISTANCE ÉVOLUTION

 

MODE DETRE 

Modalité :  la subjectivation . Le mode d'être, c'est mon corps biologique et ma structure psychique en tant que je subjective le monde à travers eux. C'est en fin la manière dont j'apprécie ontologiquement (le beau, le vrai, le bien)

 

MODE D’EXISTANCE :

Modalité de l'objectivation. Le mode d'existence, ma facticité, c'est-à-dire le monde naturel, dans lequel je vis mon corps, ma structure psychique.

 

Le mode d'existence, détermine les mouvements, la fluctuation de l'être: le mode d'être.

Le mode d'être détermine les formes à travers lesquelles est saisi l’existant : le monde d’existence.

 

Nous sommes agis pour ce qui est notre mode d'être par notre mode d'existence.

Nous sommes agis pour ce qui est notre mode d'existence par notre mode d'être.

Si une activité ontologique nous amène à remettre en question notre mode d'être il est illusoire de penser que nous puissions avoir une action sur lui.

C'est sur notre mode d'existence qu'il faut agir d'une manière pratique. Mode d'existence qui agira à son tour notre mode d'être.

 

Ainsi, c'est une illusion fort commune chez les intellectuels que de penser que l'on peut faire évoluer son mode d'être et l'enrichir directement. En fait, ils ne font que s'enfoncer un peu plus dans un certain mode d'être et n'en sorte justement plus. Lorsque le "projet" est réellement vécu, et objectivé dans le mode d'existence, alors le mode d'être qu'il découvre apparait être ontotiquement nouveau en ce qu'il est justement impossible d'en rendre compte ni de le conceptualiser à partir de l'ancien mode d'être.

Il y a réellement glissement vers autre chose, chute dans l'englobant.

Ainsi l'être ne peut se développer réellement que dans une constante subjectivation de la subjectivation et objectivation de ce qui n'est pas encore objectivé.

 

Se penser réflexivement, c'est le premier pas vers une auto-création. Le deuxième est le seul qui mène véritablement l'auto-création, c'est d'expérimenter pratiquement dans la vie, pour essayer d'y répondre, les questions que posent cette pensé réflexive.

L'individu crée alors sa propre dynamique d'évolution. Dynamique il s’éloigne, en Iui permettant de la saisir de sa spécifité propre, produite par son conditionnement génétique, psychologique, sociologique ?

 

L'existant constitue la substance, la substance définit le mode d'existence.

L'être définit la substance, la substance constitue le mode d’être.

 

Août 74

 

L'Existant constitue la substance.

L'Être définit la substance.

 

La substance est la partie de l'Existant qui est définie en tant qu'être.

La substance est la partie de l'Être qui est constituée en tant qu'existant.

 

C'est la différenciation d'éléments les uns d'entre les autres qui définit leur être spécifique.

C'est le regroupement d'éléments en ensemble distinct qui définit leur être générique.

 

La différenciation d'être spécifique et leur regroupement en être générique (c’est à dire l'organisation, la subjectivation de l'existant) ne dépend que de la spécificité de l'être qui effectue cette organisation et par la même cette organisation le définit en soi.

 

Soit donc trois modes d'être générique :

I) Ex-ontique (être inerte ou non être en soi) pour tout élément qui ne procède à aucune organisation de l'Existant. (Ex. : une pierre).

2°) Ontique (biologique) pour tout élément qui procède à une organisation de l’Existant (ex:  un animal) 

3°) Ontologique (ontogénique ou humain) pour tout élément qui procède à une organisation de l'existant mais qui est aussi capable de la réfléchir. (C’est-à-dire de subjectiver, sa subjectivation en tant que telle. (Ex. : un homme).

 

La subjectivation c'est la modalité par laquelle un existant définit son existence en tant qu’être.

L’objectivation c’est la modalité par laquelle un être constitue son être en tant qu’existant.

 

Nous appellerons Mode d'être la modalité de cette subjectivation.

Nous appellerons Mode d'Existence la modalité de cette objectivation.

 

L'être d'un existant c'est son mode d'être.

L'existence d'un être c'est son mode d'existence.

 

L’élément exontique (inerte) n’a pas de mode d’être.

L'élément exontique a tout mode d'existence (il existe purement et simplement).

 

L'Être ontique a pour mode d'être son mode d'existence, et pour existence son mode d'être.

Sa subjectivation et son objectivation sont réflexes.

Son mode d'être est stable dans la mesure exacte ou son mode d'existence est stable. L'être ontologique élargit constamment son être, par subjectivation de sa subjectivation, il transcende constamment son mode d'être (De cela nait un déchirement constant d'avec son mode d'existence, reflet de son mode d'être primitif). L'évolution de son mode d'être amène plus ou moins rapidement l'évolution de son mode d'existence.

 

Ce jeu dialectique du mode d'être et du mode d'existence introduit, chez l'être ontologique, la notion de noumène et de projet.

Le noumène étant le mode d'existence (la partie de l'existant) qui n’est pas (encore) défini en tant qu’être.

Le projet étant le mode d’être (la partie de l’être ) qui n’est pas (encore) défini en tant qu’existant.

 

Le mode d'être déborde ainsi constamment du mode d'existence tout en étant produit et en le produisant.

 

Ainsi l'être explose dans l'existant jusqu'à constituer tout ce qui a été, est, et sera.

Ainsi l'Existant implore dans l'être jusqu'à définir tout ce qui a existé, existe, existera.