2009/04/01

2009 04 01 Au-delà de la crise, penser la « nouvelle civilisation »…


Tribune Enjeux N°294 Avril 2009
Au-delà de la crise, penser la « nouvelle civilisation »…

Michel Saloff Coste, chercheur et fondateur du cabinet conseil en management MSC et associés, s’inquiète des mesures de court terme adoptées pour tenter de résoudre l’une des plus graves crises économiques de notre temps. Il s’alarme aussi du décalage croissant entre des modes de gouvernance et de management des entreprises, et l’évolution générale de la société. Pour lui, la crise est un symptôme d’un phénomène bien plus profond, l’émergence d’une « nouvelle civilisation » dont il décrit toutes les caractéristiques. Éléments de vision à la fois critiques et prospectifs, pour « un management du troisième millénaire ».

- Quelles réflexions, quelle analyse personnelle vous inspire la crise et cette période tout à fait singulière que nous vivons aujourd’hui ?
- Dans de telles situations de crise, il est impératif de garder son sang-froid. Toute réaction « à chaud » risquerait en effet de générer des effets pervers et contreproductifs. Notamment, en se trompant de diagnostic, les décisions prises pour tenter de porter remède à la crise pourraient au contraire la précipiter et l’aggraver. Cette question du diagnostic me paraît actuellement d’autant plus importante que la crise que nous traversons est profonde. Pour ma part, la gravité de la crise ne me surprend pas, puisque dans ma réflexion présentée dans « le Management du troisième millénaire »*1, initiée dans les années 80 et qui a donné lieu à une publication en 1990, j’expliquais que nos économies avancées fonctionnent de telle façon qu’elles allaient connaître une crise majeure. Pour moi, le diagnostic est clair : nous traversons une vraie « crise de civilisation ». Nous sommes de plus en plus nombreux à partager ce point de vue, aux côtés d’Edgar Morin et de Thierry Gaudin notamment.

- En quoi pousser plus loin l’analyse devient aujourd’hui urgent, et l’absence de réflexion sur ce thème vous inquiète-t-elle ?
- Si la crise des subprimes et du système financier n’était qu’une spéculation de plus, sur un fond de croissance mondiale infinie, alors nous repartirions comme par le passé. Mais ce qui fait la gravité de cette crise, c’est que, précisément, elle s’inscrit dans un contexte tout à fait particulier. L’idée d’une croissance mondiale de l’ordre de 5 à 10% qui nous permettrait de payer à la fois les dettes de nos États, les systèmes de protection sociale - y compris en Inde et en Chine - dans un système qui continue à rémunérer toutes les parties prenantes, devient impossible, parce qu’insoutenable pour la planète et ses habitants. Les subprimes aux Etats-Unis, à ce titre, peuvent déjà apparaître comme une tentative de distribuer du pouvoir d’achat pour que le système se survive à lui-même et que des intermédiaires se rémunèrent « comme avant ». C’est pourquoi apporter des solutions à cette crise uniquement en tirant les leçons des années 30 me paraît très insuffisant. Bien sûr qu’il s’agit pour les États d’actionner tous les leviers d’une relance keynesienne – réamorcer la pompe du crédit, investir massivement dans des plans de relance par les grands travaux et des plans de relance de la demande. Ces trois leviers sont absolument nécessaires pour ne pas bloquer le système à très court terme. Mais la vraie question qui n’est pas traitée aujourd’hui, à la fois par les politiques, les banques, les entreprises, c’est à quoi ressemblerait une économie qui continue à croître et à se développer, dans un monde fini et aux ressources limitées. Parce que la croissance, c’est la vie ! Et à quoi ressemblerait une civilisation fondée sur d’autres principes que celle qui vient de s’achever ?
Effectivement, je suis profondément inquiet, car si l’on fait l’impasse sur le diagnostic, le risque est grand que le patient ne se réveille après la crise encore plus malade. Aujourd’hui, ce sont les États qui prennent le relais des banques. Avec le risque, demain, que les États entrent en faillite… L’urgence est donc qu’une vraie réflexion démarre. Or vous ne voyez poindre cette réflexion ni à droite, ni à gauche.

- Que préconisez-vous dans cette situation d’urgence ?
- Nous entrons dans un moment très dangereux, où personne, parmi les hommes politiques, les dirigeants de multinationales, ne pourront dire, face à la multiplicité des rapports ou des alertes, qu’ils ne savaient pas ! Ne pas prendre les virages devient un acte d’irresponsabilité majeure. Alors oui, adoptons les mesures de très court terme qui permettront, nous l’espérons tous, de relancer temporairement la machine. Mais après ? Sur les milliards injectés pour la relance, ne peut-on pas conserver quelques moyens pour réfléchir à ce qui sera possible et souhaitable demain ? Un dirigeant dans le monde, Nicolas Sarkozy, a eu très tôt l’intuition de dire qu’il s’agissait de « refonder le capitalisme », et de mener « une autre politique de civilisation ». Les mots sont forts, et le diagnostic est juste. Mais où est le comité de recherche pour travailler sur ce futur modèle de civilisation et les modèles économiques qui lui sont associés ? Les 1000 milliards injectés dans l’économie pour sauver le système bancaire, vont-ils accélérer et précipiter la mort du système précédent, comme l’injection d’amphétamines à un mourant ? Certains États sont au bord de la faillite, et beaucoup d’entre eux, demain, n’auront plus les marges de manœuvre nécessaires pour agir du fait de leur endettement. Devant les masses financières mises sur le marché, des économistes redoutent de surcroît des phénomènes d’hyper-inflation à moyen terme. Tout le monde met sa dernière cartouche pour sauver le système ! Face à la gravité de la situation, il ne s’agit plus de se réclamer de la droite ou de la gauche. Chacun doit apporter sa contribution pour repenser les liens entre matières premières, capital, travail, production. C’est cette chaîne-là qui est à réinventer.

- Précisément, dès « le Management du troisième millénaire », vous pressentiez l’émergence d’une nouvelle ère et vous en dessiniez les contours. Quels signes avant-coureurs vous permettaient d’établir ce constat ?
- Faisons un bref retour en arrière : les fondements de la société du commerce et de l’industrie sont apparus entre le XVIIème et le XVIIIème siècles. Ils ont été érigés sur les vestiges de l’ère précédente, celle de l’agriculture-élevage, dont la finalité était le maintien de structures hiérarchiques à l’identique (monarchie absolutiste, aristocratie, corporations…). Les modes de management dominants de l’agriculture-élevage étaient l’ordre, le contrôle. Or au XVIIIème siècle, on a vu poindre des concepts très novateurs – l’Égalité, la citoyenneté, les principes de séparation de pouvoir, et puis la démocratie, réinventée sur les bases de la démocratie grecque. Dès lors, les élites aux capacités guerrières, dédiées à la conquête du territoire dans l’ère de l’agriculture-élevage, ont laissé la place à des élites reconnues selon leur mérite et leur capacité à générer de l’argent. La compétition, la négociation, mais aussi l’avancement, la progression en professionnalisme et en rémunération, ont pris toute leur place dans cette société-là ; la guerre de territoires a laissé la place à la guerre économique. En parallèle, un nouvel état du monde s’est construit autour du concept de Nation et du développement des démocraties.
Dès les années 70-80, j’ai pris conscience –avec d’autres sociologues et philosophes comme Edgar Morin, ou Thierry Gaudin, président de Prospective 2100 - que nous étions arrivé àla fin de cette ère ; j’ai commencé à réfléchir sur les contours de la nouvelle période qui allait se présenter à nous. Quels sont les éléments de fond qui la caractérisent ? Au XVIIIème siècle, bien sûr, il était difficile d’imaginer que l’homme puisse, un jour, atteindre les limites de la planète. L’état de développement des sciences, le degré d’utilisation des ressources naturelles, étaient loin de le laisser supposer à l’époque. Or la deuxième partie du XXème siècle a signé l’heure de cette prise de conscience. En 1972 exactement, le club de Rome, rassemblant des scientifiques, des économistes, des chercheurs de 53 pays, a émis un rapport baptisé « Halte à la croissance » qui a fait date et suscité le débat. Pour la première fois, grâce à l’utilisation de la puissance des premiers supercalculateurs, des experts issus de nombreuses disciplines ont pu extrapoler les tendances en cours, et montrer qu’une croissance infinie, sur une planète à la géographie et aux ressources finies, n’était plus possible, et qu’elle aurait pour effet de faire imploser notre monde à l’horizon 2100. Les tenants de ces thèses ont été taxés de catastrophisme. Mais depuis, force est de constater que les nombreuses mesures et observations collectées – accumulation des gaz à effets de serre, réchauffement climatique, disparition de nombreuses espèces… - leur ont plutôt donné raison, et même plus rapidement que prévu. Tout montrait déjà, dans ce rapport, que l’on ne pouvait plus raisonner et fonctionner « business as usual ».

- Ce constat a aussi donné naissance au courant de la décroissance. Comment vous en distinguez-vous ?
- Nous pouvons être d’accord sur les constats, sans l’être tout à fait sur les conclusions à en tirer. Des observateurs se sont par exemple saisis de ces évolutions pour condamner la notion même de progrès. Ce n’est pas mon propos. Le progrès, c’est un fait, a apporté beaucoup à l’humanité, dans le domaine de la santé, de l’hygiène, de l’élévation des niveaux de vie et du mieux-être des populations. On ne pourra revenir complètement en arrière sur tout ceci. D’autres courants ont aussi condamné le capitalisme, accusé de tous les maux. Certes, le système capitaliste comporte des faiblesses et il a déjà traversé de nombreuses crises. Mais là encore, la question n’est pas tant pour moi de condamner le modèle, que de discerner ce qui peut prendre la suite dans un monde que nous savons limité, et de comprendre ce que peuvent être, dans un tel contexte, les valeurs, la culture, les principes de fonctionnement, d’une nouvelle civilisation. Cette civilisation, je l’ai décris dans le management du troisième millénaire comme celle de la société de l’information et de la création, qui vient poursuivre la société du commerce et de l’industrie.

- Quels grands traits caractérise cette nouvelle civilisation ?
- L’ère de la création et de la communication se définit dans tous les domaines par contraste avec les ères qui l’ont précédée. En étudiant l’ère de l’industrie et du commerce, on peut clairement séparer trois grande phases distinctes : une première phase, jusque dans les années 60, où l’offre est inférieure à la demande. À ce moment-là, le facteur clé déterminant de la création de valeur est le capital. C’est en effet le capital qui permet la construction des grands sites de production, qui serviront à proposer des produits sur un marché à forte demande. Or dans les années 70, commencent à apparaître des dysfonctionnements. Les systèmes communistes produisent des biens de masse, mais en étant incapables d’ajuster l’offre à la demande ; le système libéral, lui, sait parfaitement adapter l’offre à la demande en recourant notamment au marketing, aux études de marché, à l’écoute client ; mais dans le même temps, il convainc le consommateur d’acheter toujours plus. Le citoyen tend dès lors à se transformer en consommateur. On passe d’une économie de marché à une société de marché, où tout se met à tourner autour de l’économique.
Dès « le Management du troisième millénaire », je posais que la création de valeur ne résultait pas uniquement, comme au plus fort de l’ère de l’industrie et du commerce, de la valorisation classique du capital investi. De même, le couple capital-outil de production, qui est au cœur du processus de création de valeur de la société industrielle, se marginalise. Ce qui devient essentiel, dans la nouvelle ère, c’est l’accès à l’information et la capacité à créer une information innovante. Pourquoi ? Parce que le passage d’une économie de la demande à une économie de l’offre, dans les années 70, a introduit l’innovation comme un facteur-clé de compétitivité. Les entreprises ont besoin d’idées afin de se diversifier dans un contexte de concurrence accrue. Ce mouvement ne cesse de s’amplifier : la nouveauté, qui était à l’origine un « plus », devient une condition nécessaire pour exister. Ce qui fait la valeur n’est donc plus la capacité de production. Ce qui permet d’écouler et de vendre avec profit un produit, c’est sa « nouveauté », le caractère créatif et innovant du produit.
De ce fait, le facteur de production différenciant n’est plus le capital, mais l’intelligence créatrice et proactive. Quelques exemples illustrent parfaitement cette idée. General Motors, par exemple a fait preuve de réactivité en renouvelant sans cesse son offre de 4x4 au moment où les Américains désiraient acheter ce type de véhicules. Mais Toyota a mieux senti et ancipité la transformation planétaire. Le groupe japonais s’est lancé dans la recherche sur les véhicules hybrides, de façon pro-active, quand personne ne réclamait de tels produits. De même, Steve Jobs n’a jamais lancé et trouvé d’inspiration dans les études de marché pour lancer le Macintosh, l’iPod et l’iPhone, tout simplement parce que les besoins, au moment où ont été créés ces produits, n’existaient pas. C’est cela la différence entre la réactivité et la pro-activité. Dès lors, pour les entreprises -  et j’ai défini cela dans un second ouvrage, le Dirigeant du troisième millénaire - le défi consiste à adopter un management qui repose sur l’écoute, la valorisation des caractéristiques personnelles, l’épanouissement collectif et individuel. Cela en s’appuyant et en maîtrisant les modes de management qui ont précédés lors des trois autres ères – la fascination, l’instinct, l’enthousiasme dans l’ère chasse-cueillette, l’organisation hiérarchique, l’ordre, le contrôle de l’agriculture-élevage, la compétition, la négociation, l’intéressement aux résultats de l’ère du commerce et de l’industrie… Mais il s’agit de replacer toutes ces dimensions du management au service du processus créatif.

- Vous avez aussi évoqué bien d’autres traits de cette nouvelle civilisation. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus centraux, et que doivent connaître les dirigeants d’aujourd’hui pour mieux comprendre leur environnement  ?
- Comme nous l’avons évoqué, l’ère industrielle est avant tout basée sur les techniques, la capacité à maîtriser et à mobiliser l’énergie, et le développement des sciences, qui ont permis de connaître et d’approfondir le monde de l’infiniment grand et de l’infiniment petit. La grande caractéristique de la nouvelle ère, et chacun peut en faire le constat, c’est le développement extraordinaire de l’informatique.
De même, le pétrole, le nucléaire, étaient des énergies placées au cœur de l’ère industrielle, dominée par le modèle de la voiture et celui de l’agriculture industrielle, rendue possible à la fois par le développement du machinisme agricole et des engrais, eux-mêmes dérivés du pétrole. Or l’énergie clé de la nouvelle civilisation, c’est la circulation de l’information, la capacité à la comprendre, à la transformer et à la proposer avec une valeur qui apporte une différence et réponde à des aspirations fondamentales de l’homme. Google, les réseaux sociaux, correspondent en cela parfaitement aux innovations caractéristiques de cette ère. Inventer un moteur de recherche qui permette d’avoir accès à une multiplicité de connaissances disponibles sur la planète, relève bien de l’essentiel pour nos sociétés. Le ressort de ces innovations n’est plus le pétrole, mais la création, l’intelligence, l’innovation.
Le pouvoir, ensuite, n’est plus lié à la détention du capital, mais à la capacité de faire émerger de l’altérité et de la différence. Si l’on n’est pas capable de créer de la différence, de révéler des besoins profonds, authentiques, qui répondent dans le même temps à un développement durable de l’homme, alors on ne crée pas de valeur dans la société de la création et de la communication.
Tout cela nous amène aussi à une nouvelle manière de penser le monde. À l’ère de la chasse-cueillette ont prévalu les animismes. L’ère de l’agriculture et de l’élevage a vu le développement des grands monothéismes. L’âge du commerce et de l’industrie est celle du triomphe de Descartes, c’est-à-dire de la pensée scientifique mécaniste. Or le moteur de pensée de l’ère de la création et de la consommation, c’est la pensée systémique. Apparue dans les années 50, elle a notamment été diffusée en France par Joël de Rosnay* et Edgar Morin. Mon ouvrage « le Management du troisième millénaire » est une tentative pour appliquer la pensée systémique à la dimension économique et entrepreunariale. Aux Etats-Unis, Peter Senge, dans « la Cinquième discipline »*3, adopte à peu près au même moment une approche identique. La nouveauté de la systématique consiste à substituer à une pensée mécaniste scientifique, qui pense la réalité comme une succession de relations et chaînes de causes à effets, une réalité beaucoup plus complexe, faite d’un ensemble de systèmes qui interagissent entre eux. Cette nouvelle appréhension de la réalité constitue une rupture majeure. Jusqu’alors, les sciences et tous les champs de la connaissance étaient appréhendés dans des processus de décomposition qui séquençaient la réalité en sous-domaines de spécialités. Notre civilisation a ainsi des connaissances approfondies sur une toute petite partie des savoirs, et une grande méconnaissance du tout. Or il est fondamental aujourd’hui d’aborder les problèmes dans leur globalité. La crise écologique, par exemple, est une crise du tout, et non de la partie. Le premier apport de la systémique est la découverte des inter relations et interactions qui gouvernent le monde, et vient poser la nécessité des approches transdisciplinaires. C’est notamment ce constat qui a conduit plusieurs chercheurs français à créer, en février 2008, l’Université Intégrale*4. De nombreux think tank se sont déjà constitués par le monde selon cette philosophie, comme la New Economics Foundation*4, ou le Club de Budapest*5.

- Dans cette nouvelle ère, l’information occupe une place tout à fait majeure. Pouvez-vous détailler cette dimension ?
- Sous l’ère de la chasse-cueillette, prévalaient la communication orale et le bouche-à-oreille. L’ère de l’agriculture-élevage est celle de l’écrit, qui a permis la naissance d’une approche historique, et la création, finalement, de l’Histoire. L’ère de l’industrie et du commerce a vu le développement extraordinaire de l’imprimerie et celle des mass-media. La grande rupture de l’ère de la création et de la communication, c’est celle du développement des réseaux, qui dépassent de loin les mass media, parce qu’ils font de nous à la fois des émetteurs et des récepteurs. Nous ne sommes encore qu’au balbutiement des sociétés en réseau, mais ses implications sont multiples. Nous passons ainsi d’une société où des dirigeants et des élus gèrent une information peu fluide, à un monde de diffusion et d’interactions en temps réel entre dirigeants et citoyens. Cette nouvelle civilisation d’individus qui ne cessent d’échanger entre eux a également comme caractéristique de faire évoluer leur conscience en temps réel. Nous sommes à ce titre les premiers êtres humains à naître dans un système de représentation donné, à se développer et à apprendre à vivre dans d’autres systèmes de représentation, avant de mourir dans un autre encore différent. Pour chacun d’entre nous, le temps s’accélère, nous sommes appelés à changer au moins tous les dix ans de métier, et ces changements s’accompagnent à chaque fois de bouleversements de nos systèmes de représentation. Du fait de la globalisation et de la communication en réseaux, nous sommes de surcroît sans cesse confrontés à d’autres cultures, à d’autres systèmes de représentation du monde, qui viennent réinterroger les nôtres. C’est en ce sens que je pense que la création, dans cette nouvelle ère, tient une place fondamentale. Dans les domaines des sciences, de l’art, de la philosophie, la création vient constamment réinitialiser le cosmos sur de nouvelles bases. Ce n’est d’ailleurs par un hasard si, à l’heure où se développaient les théories d’Einstein sur la relativité, Kandisky concevait en 1910 sa première toile abstraite. Les créateurs nous invitent sans cesse à porter un nouveau regard sur l’ensemble de nos représentations, et réinitialisent notre vision spirituelle du monde. Tout cela ne nous éloigne pas du management, bien au contraire : dans le monde de l’entreprise, des sociétés comme Google, Apple, ont su générer des innovations porteuses de nouvelles visions de la société.

- Votre analyse remonte au milieu des années 80. N’êtes-vous pas surpris par la justesse avec laquelle la réalité vous donne raison sur tous ces points ?
- Ce qui me surprend, ce n’est pas tant la rapidité avec laquelle les techniques que je décrivais – l’informatique, les réseaux… - sont venues s’inscrire dans notre quotidien, mais c’est plutôt l’aspect spectaculaire avec lequel la société de la création et de la communication s’est imposée. La royauté a mis 1000 ans en France pour s’affirmer pleinement, la dynastie Rothschild 100 ans, Microsoft 10 ans, et Google un an ! Et le plus étonnant, de mon point de vue, est le temps de réaction qu’il faut pour que les hommes politiques construisent un discours adapté. Cela s’explique fort bien, puisque la plupart d’entre eux restent enfermés à l’ère du commerce et de l’industrie. Ils ne sont pas les seuls. Tous les grands appareils – les partis politiques, les syndicats, les Universités, la presse… - nés au XIXème siècle, se pensent encore sous cette ère-là. Ces modes de pensée deviennent obsolètes. Un point me surprend encore : lorsque j’écrivais « le Management du troisième millénaire », je pensais qu’il y aurait dans le futur beaucoup moins de manifestations spectaculaires dans les techniques et l’instrumental, mais beaucoup plus d’efforts dans la réflexion et la recherche sur la nouvelle civilisation en émergence. D’ailleurs, il y a 20 ans en arrière, je n’avais aucun souci pour trouver des financements qui permettent d’explorer ces voies innovantes. Aujourd’hui, alors que ces réflexions deviennent urgentes, les difficultés pour trouver des financements sont extrêmes ! Encore un autre point d’étonnement : je n’avais pas non plus anticipé que les limites de planète surgiraient aussi rapidement sous nos yeux, de toutes parts.
Et pourtant, nous sommes dans l’incapacité de penser tout cela ! D’où la nécessité d’investir dans cette réflexion novatrice, de créer des échanges, des interactions entre les centres de recherche, et de promouvoir, comme il y a eu des chambres de commerce et d’industrie pour accompagner l’ère précédente, des chambres de réflexion et de communication fonctionnant en réseaux !

- Pour finir, qu’est-ce qui vous donne l’espoir que la société progresse dans la prise de conscience des changements à opérer ?
- Rappelons-nous qu’une crise, ce sont à la fois des risques et des opportunités. Or la France a de grandes opportunités devant elles. La plupart des penseurs qui ont évoqué cette nouvelle civilisation de l’immatériel – qu’il s’agisse d’Edgar Morin, de Thierry Gaudin, de Joël de Rosnay - sont Français. Lors du passage de la civilisation de l’agriculture-élevage au commerce et à l’industrie, la France a déjà su inventer des concepts clés, comme la séparation des pouvoirs, la démocratie moderne ; le Code Napoléon a aussi été repris dans le monde entier. Nous vivons une période historique où la France pourrait prendre la tête d’un mouvement. On évalue entre 20 et 30% de la population totale le nombre de « créatifs-culturels » sensibles aux enjeux écologiques et planétaires, au droit et à l’émancipation des minorités, intéressés par les cultures dans leur diversité. Ce sont des individus qui font du développement personnel pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Ils sont dans des logiques proactives. C’est le parti des gens enthousiasmés par exemple par l’élection, aux Etats-Unis, de Barack Obama, qui ne sont ni de droite, ni de gauche, mais qui réfléchissent en terme de transformation de la société. Or il est capital aujourd’hui de mener ce travail collectif, car une nouvelle civilisation ne sort jamais de la tête de quelques-uns. Elle ne peut résulter que d’un grand débat mondial. Et tout nous invite aujourd’hui à devenir les créateurs de cette nouvelle civilisation !



*1Le management systémique de la complexité, aux éditions du Ministère de la Recherche, 1990. Réédition sous le titre, Le management du troisième millénaire, aux éditions Guy Trédaniel en 1991, 1999 et 2005.
*2. La Macrocospe, Joël de Rosnay*, Éditions du Seuil, 1975.
*3 Peter Senge, avec Alain Gauthier, « la Cinquième discipline », First Éditions, 1991.
*4 New Economics Foundation, Fondation pour les Nouvelles Économies ou Alternatives Économiques), créée au Royaume-Uni en 1986. La NEF est un groupe de réflexion et d’action travaillant à un « nouveau modèle de création de richesses fondé sur l’égalité, la diversité et la stabilité économique ».
*5 Réseau international sur les enjeux du futur rassemblant des personnalités comme Michael Gorbatchev, le Dalaï Lama. Il est actuellement présidé par le philosophe des sciences Ervin Laszlo.



Inserts :
. La question du diagnostic est d’autant plus importante que la crise que nous traversons est profonde.
. La grande rupture de l’ère de la création et de la communication, c’est celle du développement des réseaux.
. Nous vivons une période historique où la France pourrait prendre la tête d’un mouvement.


2009/01/13

2009 01 13 TROISIEME JOURNEE DE L'UNIVERSITE INTEGRALE EDUCATION INTEGRALE



Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun , pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux,puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux ,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher ...
On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !

Arthur Rimbaud



UNIVERSITE INTEGRALE DU 13 JANVIER 2009

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous proposer de participer, le  13 janvier 2009,  à la troisième journée de l'Université Intégrale.

3ème journée inaugurale de l'Université Intégrale
ÉDUCATION  ÉPISTÉMOLOGIE 
ET 
CONSCIENCE INTÉGRALE
Mardi 13 Janvier 2009 au FORUM 104
104 rue de Vaugirard, 75006 PARIS de 8h30 à 17h30.

Journée conçue par Michel Saloff Coste, co-animée  avec Bénédicte Fumey, organisée avec la participation d ‘André Copin, Carine Dartiguepeyrou, Charlotte de Silguy, membres du comité exécutif du Club de Budapest .
Participation musicale exceptionnelle de

Nous sommes aux prémices d'un grand changement de civilisation, dont le nouveau paradigme sociétal est fondé sur la perspective intégrale.

Cette troisième journée de l'UI nous aidera à mieux cerner
« Education, Epistémologie et Conscience Intégrale »

 Nous explorerons :
·         Quelles sont les grandes caractéristiques de la pédagogie intégrale ?
·         En quoi l’épistémologie intégrale est différente de l’épistémologie moderne et traditionnelle ?
·         Comment favoriser une qualité de relation entre enseignant et enseigné ?
·         Comment échapper aux différentes formes de dérives sectaires et aux dépendances physiques, psychologiques et spirituelles contemporaines ?
 Une place particulière sera laissée aux échanges et aux interventions des participants. Merci de nous faire parvenir les sujets sur lesquels vous souhaiteriez intervenir.
 Cette journée nous donnera des clés pour  impulser le changement de manière active : créative, concrète et enthousiaste !
 Les différentes interventions et nos échanges seront l'occasion de réfléchir et d'expérimenter ensemble la façon dont nous pouvons enseigner la pensée intégrale aux niveaux individuel et collectif pour  la transformation intérieure et extérieure. 
 Merci de consulter les vidéos et documents concernant les journées précédentes. Nous vous invitons à vous documenter sur les auteurs et les œuvres concernées afin de participer à la journée avec pertinence. Voir le site internet de l’Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org
 Intervenants:
Alain GourhantAndré StaropoliAntonella Verdiani, Bénédicte Fumey, Bruno Marion, Carine Dartiguepeyrou, Caroline Guidetti, Chris Peythier, Henri ConzeJustine Caulliez, Marc Fleuriet, Martine Laval, Michel Saloff CosteRobert Branche, Solen PenchèvreSophie Laleman


Agenda




8h30 – 9h : Accueil
9h – 9h30 : Michel Saloff Coste et Carine Dartiguepeyrou : Introduction à l’université intégrale et à la journée .
9h30 – 10h30 : André Staropoli et Henri Conze : Les évolutions des éducations européennes et internationales
10h30 – 10h50 : Pause

10h50 – 11h20 : Antonella Verdiani Une recherche de Doctorat  sur l’éducation intégrale en tant que pratique transdisciplinaire
11h20 – 11h30 : Chanson
11h30 – 12h00 : Martine Laval et Alain Gourhant. Parcours de vies : de l’éducation nationale à l’éducation intégrale.
12h00 – 12h30 : Table ronde et débat.

                                                                                           12h15 – 14h00 – Repas
Nous exposerons les fondements de l'alimentation vivante, une nourriture qui encourage notre fonctionnement biologique optimal. Conférence et repas sont organisés par Diane Baran et Delphine Charvolin, éducatrices en alimentation vivante et vitalité. Diane Baran est diplômée en communication de l'université du Québec à Montréal et formatrice en communication consciente selon l'enseignement de la CNV. Delphine Charvolin est docteur en Physique et anciennement chercheur-ingénieur en biophysique au CNRS. Elles se sont retrouvées pour partager leur passion de l'épanouissement optimal de l'être.

14h00 – 14h15 : Michel Saloff Coste : Les caractéristique singulière de l’éducation intégrale
                            
14h15 – 15h15 Table ronde : Exemples et expérience de recherche et d’enseignement.
15h15 – 15h30 : Pause et chanson
15h30 – 17h00 : Table ronde : Une expérience d’éducation intégrale : les soirées des amis du Club de Budapest.
Plus de dix ans, trente thématiques, plusieurs centaines de participants. Présentation, retour d’expérience et célébration.
André Copin, Bénédicte Fumey, Caroline Guidetti,  Carine Dartiguepeyrou, Charlotte de Silguy, Michel Saloff Coste, Yves Fisselier.
17h00 – 17h30 Michel Saloff-Coste et Bénédicte Fumey : Conclusion, Débriefing et Evaluation.
Présentation des deux prochaines journées de l’Université Intégrale et des sites internet d’information : Club de Budapest, Blog Université Intégrale et Facebook.
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Renseignements pratiques
Lieu et horaires :
3ème journée de l'Université Intégrale
Le 13 Janvier 2009  de 9h00 à17h30– Accueil dès 8h30
Au Forum 104 - 104 rue de Vaugirard – 75006 Paris – Métro : Montparnasse, Duroc ou Saint-Placide
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 20 décembre 2008)
Entreprises : 500 € (300 € pour une inscription avant le 20 décembre 2008)
Des bourses sont disponibles, sous conditions, pour étudiants, moins de 25 ans, chômeurs……. (contact : universite.integrale@gmail.com)
Ce montant inclut le déjeuner.
 Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales, à l'adresse suivante : André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, envoyez un mail de confirmation d’inscription avec votre courte biographie et motivations (15 lignes max) avec une photo à universite.integrale@gmail.com afin d'être référencé(e) sur le blog  de l’ « UNIVERSITÉ INTÉGRALE » :  http://www.universite-integrale.org


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Introduction à la troisième journée du 13 janvier 2009
par Michel Saloff Coste  

Lors de la première journée de l’Université Intégrale le 28 février 2008 nous avons explicité  ce que nous entendons par l’approche intégrale.
Pour cela  nous avons fait référence aux trois grands types d’entrées  utilisés dans tout travail encyclopédique :

·      Nous avons premièrement attiré l’attention sur des concepts et des notions qui nous paraissent structurer l’approche intégrale.

·      Deuxièmement, nous avons nommé un certain nombre d’auteurs reconnus pour avoir apporté des éléments essentiels à l’approche intégrale.

·      Troisièmement nous avons  constitué une liste de lieux emblématiques où l’approche intégrale depuis un siècle s’est développée d’une manière singulière. 

Pendant cette première journée nous avons affirmé notre volonté de construire l’Université Intégrale de Paris sur les bases d’une logique de dialogue ouvert, international  où tous les courants de l’approche intégrale dans sa diversité épistémologique puissent s’exprimer.

Dans la deuxième journée nous avons focalisé notre attention sur la question centrale de la cohérence entre la pensée et l’action :
Comment intégrer la pensée intégrale ?
Comment intégrer la pensée intégrale dans la vie quotidienne ?

La journée était construite autour de témoignages de personnalités exceptionnelles qui on expliqué comment ils ont découvert l’approche intégrale, comment ils l’ont appliquée et comment ils l’ont développée à travers des actions et création significatives .

Nous ouvrons maintenant la troisième journée.
Cette journée comme les deux précédentes est à part.  Cette troisième journée est comme les deux premières : fondatrice de l’université intégrale.

On peut dire que cette journée est la journée fondatrice par excellence car nous allons parler « des fondations des fondations ».

C’est une journée ou la pensée intégrale va réfléchir sur ses propres fondements et ou nous allons nous poser la question de l’enseignement de l’enseignement.

C’est donc une journée intégrale puissance carrée ! 

Quelles sont les caractéristiques d’un « Bon, Beau, Vrai » enseignement intégral ?

La première caractéristique est justement la capacité de pouvoir « méta analyser » la démarche analytique que l’on met en œuvre et d’être capable de la contextualiser.

Dans ce sens la l’approche intégrale  est bien l’enfant de la déconstruction et célébration «  post moderne » des discours animistes, traditionnels ou modernes.

La première qualité de la pensée intégrale est donc cette spécificité qui consiste à être capable de penser sa pensée, de connaître sa connaissance et de savoir délimiter le champ spécifique du contexte d’un discours.

C’est parce que la pensée intégrale fonctionne toujours ou second degré, qu’elle peut déjouer les pièges  des idéologies scientistes, l’enfermement du traditionalisme religieux et les hypnoses des superstitions magiques.
Cependant en honorant les grandes étapes de l’évolution humaine et en montrant comment chacunes apportent  des éléments essentiels à la construction de la culture planétaire, l’approche intégrale permet à chacun de redonner la vie à ses racines en s’ouvrant aux étapes et à la diversité culturelle  de toutes les autres civilisations.

Quel est le contexte, quel est le système de référence, quels  sont le non-dits  sous-jacents d’un discours ?

Quels sont les valeurs qu’une connaissance active ?

Ce qu’on appelle la modernité s’est construit par exemple sur un apriori « instrumental » qui considère que minéraux, végétaux, animaux ne sont que des ressources d’un système économique !
A la fin l’homme n’est  lui même qu’une ressource …. ne parlons nous pas de « Directeur des Ressources humaines » ?
Cette vision mécaniste du monde est certainement à l’origine de l’extraordinaire succès de la civilisation moderne. Mais ce succès se transforme en horreur, quand poussé à l’extrême il abouti à la faillite de notre biodiversité, l’explosion planétaire de la misère et l’implosion économique.

La pensée mécanique n’est pas capable de résoudre les problèmes dont elle est à l’origine.

Nous vivons aujourd’hui la fin d’une civilisation d’une culture et d’un mode de pensée. La crise systémique, écologique, sociale et économique que nous traversons appelle une réponse systémique. C’est ce que nous explorerons pendant notre quatrième journée.

Nous ne trouverons des solutions que si nous sommes capable de comprendre le système dans lequel nous vivons d’un point de vue extérieur. Si nous sommes capables d’en comprendre les mécanismes de les démonter et de les remonter de manière pacifique dans le cadre d’un système plus complexe, non plus mécanique mais interactif , systémique et intégral.

Passer de l’ère agraire à l’ère industriel ne s’est pas fait sans heurts, sans difficultés.
Certains pays se sont effondrés et sont retombés dans la barbarie. D’autres se sont figés et ont stagnés comme ébahis devant la rapidité de l’évolution moderne. D’autres cultures sont devenues des pionnières et ont pris le leadership planétaire.

La transition qui nous attend dans les dix ans qui viennent est infiniment plus profonde, complexe et rapide, que toutes les ruptures précédentes. 
ll nous faut aujourd’hui repenser notre façon de penser.

La civilisation à construire se déploie sur de nouveaux fondements épistémologiques.
Quel sont ces fondements ?
En quoi ces fondements sont des bases plus porteuses que les anciens fondements de vagues de civilisations précédentes ?
Comment, sous les  oripeaux du renouvellement, ne pas réactiver des schémas anciens, nocifs pour le futur ?

Quelques gardes fous :

Etre capable de contextualiser le référentiel d’où l’on parle et de le déconstruire.
Diversifier ses sources d’informations
Citer ses sources
Souligner les idées singulières que l’on apporte
Analyser le transfert et le contre transfert dans les relations d’aide et d’enseignement
Valoriser la dynamique singulière de chacun en étant attentif au particularisme unique de l’autre.




2008/12/31

2008




Conférence au Medef avec Bill Gates 28 Janvier. Conception et lancement de l'Université intégrale le 29 Février. Séminaire Positive Energy à Findhorn du 22 au 28 Mars. Déménagement de Fontainebleau Aix en Provence en mars. Réalisation d'un séminaire Trouver son génie à Aix en Provence avec Isabelle Pacaud, Arnaud Gangloff, Christine Durou en Avril. Conférence sur "Le dirigeant du XXIème siecle : quels enjeux ?" le 10 avril 2008 au Medef de Lion. Séjour à Suzon en mai : réalisation d'une dizaine de peintures sur papier et toile ainsi que des photographies. Déménagement de Aix en Provence à Perpignan en juin. Travail avec Robin Wood sur le lancement du projet Renaissance II. Séjour au Portugal dans l'écovillage de Tamera, reportage photo interview vidéo, et réalisation d'une série de photos avec Natalia en juillet. Retour à Perpignan début Août et développement du projet Renaissance II. Deuxième quinzaine d'août : séminaire et animation à l'Espace du possible en Charente autour des thématiques, Trouver son génie, le Management du troisième millénaire et les Ecovillages. Participation à l'Université d'été du MEDEF, fin août. Animation d'un deuxième séminaire sur la thématique de Trouver son Génie à Perpignan avec Michel Abellan et Richard Emmanuel en Septembre. Installation au 14 rue de Lesseps à Neuilly et rue de Penthièvre à Paris. Deuxième journée de l'Université intégrale le 10 Octobre. Conférence à l'Edhec à Canne. Exploration des possibilités du Web 2.0. Ecriture et début d'enregistrement d'une comédie musicale. Début de rédaction d'un roman. L'année 2008 est une année très chaotique, je suis obligé de quitté Fontainebleau a peine installée et mon projet d'installation à Aixe en Provence s'avère mauvais après que j'ai déménagé ! Je vais ensuite à Perpignan, puis je fait le tour de L'Espagne pour aller au Portugal reviens a Perpignan et finie par me réinstaller à Paris en Septembre. A la fin de l'année je suis tétanisée par la crise financière qui me semble pouvoir dégénéré rapidement en crise social sur fond de crise écologique !! Cela n'aura pourtant pas lieu, heureusement, en tout cas en 2009. Je fait néanmoins cette année la trois séminaire "Trouver son génie"…….

2008/10/16

2008 10 16 DEUXIEME JOURNEE DE L'UNIVERSITE INTEGRALE : INTEGRER LA PENSEE INTEGRALE


2ème journée inaugurale de l'Université Intégrale

Jeudi 16 octobre 2008 au FORUM 104
104 rue de Vaugirard, 75006 PARIS de 8h30 à 18h00.
Journée conçue par Michel Saloff Coste, co-animée  avec Bénédicte Fumey, organisée avec la participation d ‘ André Copain, Carine Dartiguepeyrou, Charlotte De Silguy, membres du comité exécutif du Club de Budapest .
 Participation musicale exceptionnelle de Hanna Castera[1].
Intervenants principaux:
Thierry Gaudin, auteur et chercheur, Président de Prospective 2100
Ervin Laszlo, auteur, philosophe et chercheur, fondateur et Président du Club de Budapest
Thème de la journée :
Comment intégrer la pensée intégrale ?
Nous sommes aux prémices d'un grand changement de civilisation, dont le nouveau paradigme sociétal est fondé sur la perspective intégrale.
Cette deuxième journée de l'UI nous aidera à mieux cerner le sens des transformations du monde contemporain.
Elle nous donnera des clés pour y participer positivement, en nous stimulant pour accompagner, voire impulser ces évolutions nécessaires de manière active : créative, concrète et enthousiaste !
Les différentes interventions et nos échanges seront l'occasion de réfléchir et d'expérimenter ensemble la façon dont nous pouvons mettre en pratique la pensée intégrale aux niveaux individuel et collectif pour la transformation intérieure et extérieure. 

Nous vous invitons à vous documenter sur les auteurs et les œuvres concernées afin de participer à la journée familiarisés avec ces thématiques : 

• Ervin Laszlo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ervin_laszlo
http://www.clubofbudapest.org/
• Thierry Gaudin (Polytechnique, Corps des Mines)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Gaudin
http://gaudin.org/

Pour en savoir plus sur la pensée intégrale (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Integral_movement

Cette journée est organisée par le Club de Budapest France (conception de Michel Saloff-Coste)

Renseignements pratiques
Lieu et horaires :
2ème journée de l'Université Intégrale
Le 16 octobre 2008 de 8h30 à18h00 – Accueil dès 8h30
Au Forum 104 - 104 rue de Vaugirard – 75006 Paris – Métro : Montparnasse, Duroc ou Saint-Placide
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 15 septembre 2008)
Entreprises : 500 € (300 € pour une inscription avant le 15 septembre 2008)
Etudiants : Des bourses sont disponibles, sous conditions, pour les étudiants
de moins de 25 ans (contact : universite.integrale@gmail.com)
Ce montant inclut le déjeuner-pique-nique bio-équitable.
Pour vous inscrire :
- Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms et coordonnées, à l'adresse suivante :
André COPIN , 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
- En parallèle, envoyez votre courte biographie et motivations (15 lignes max) avec une photo à universite.integrale@gmail.com afin d'être référencé(e) sur ce blog
Une question ? Envoyez un mail à : universite.integrale@gmail.com

Merci à Bruno Marion pour la préparation de la journée de lancement du 29 février.
http://www.brunomarion.com/