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2000/01/01
1967
Je rentre à l'école des grands. Je rejoins mes frères aînés au collège de St Martin. En octobre, alors que je suis en week-end à la maison, j'ai mal au ventre, mon père diagnostique une appendicite et m'opère en urgence. Plus tard dans le cadre d'une analyse rétrospective je revis l'ensemble de l'opération et ramène à ma mémoire tous les détails. J'expérimente durant cet évènement une sortie de ma conscience hors de mon corps.
Au collège, je noue amitiés avec François qui arrive lui aussi de Montbard ainsi que Laurent et Pierre, deux jumeaux qui sont très beaux et deviendront plus tard des acteurs reconnus. Nous vivons tous ensemble une amitié fusionnelle qui me donne le sentiment magique d'être un et quatre à la fois. Nous lisons passionnément notre livre culte "Le grand Maulne".
1966
Je joue aux billes et me console de ma séparation d'avec ma famille en dialoguant avec Dieu. C'est vers cette époque que je décide de consacrer ma vie à la recherche de la vérité. Quoi de plus important que la vérité : seule la vérité peut me donner la mesure de toute chose. Mais au fait, comment distinguer la vérité du mensonge ? Dieu existe t il vraiment ? Si Dieu n'existe pas, peut-être n'y a-t-il aucune vérité sûre ? Peut-être Dieu a-t-il été crée par les hommes pour combler leur angoisse existentielle ? Peut-être que tout est relatif, subjectif ?
1965
Je suis très fier, j'ai mon chamois de bronze, une épreuve de slalom spécial à ski qui est très difficile à cette âge. Mais je suis terriblement malheureux, car cette année-là, c'est ma première année de pension. Je soufre de la séparation d'avec ma famille et surtout de ma mère. Au collège, je me console en inventant l'histoire de deux enfants, une fille et un garçon devenus orphelins qui partent à l'aventure dans les différentes régions de France. Tous les mercredis, je raconte mon histoire aux enfants de la classe, je deviens célèbre dans le collège, les autres enfants m'appellent la "grand mère". Je me dis qu'il ne reste plus qu'à rajeunir jusqu'à la fin de ma vie.
La question de la vérité
D'après les connaissances de mon époque je suis nait dans un univers qui avait déjà quinze milliards d'années d'existence.
L'univers visible s'étend sur quinze milliard d'années lumière est comporte des millions de millions de galaxie qui se compose elle même de milliard d'étoiles.
Notre soleil et notre terre sont nait semble t'il y a dix milliard d'années et fond partie de la galaxie bien particulière qui s'appelle la voie lactée.
Nous dérivons dans un espace si immense et a une vitesse si grande que j'ai bien du mal a le concevoir et à l'expliquer.
Très tôt vers six ans je me suis demander ce que j'était venu faire sur la terre. Je n'était pas du tout heureux et tout particulièrement du faite de la contrainte de ma scolarisation qui m'apparut très vite comme un torture insupportable.
A sept ans mes parents m'expliquèrent que j'avait atteint "l'âge de raison" cela me laissa rêveur : voulait-il dire qu'avant je n'était pas raisonnable ?
Quoi qu'il en soit je me suis dit qu'il serait amusant d'explorer plus en détail cette "raison" toute neuve donc j'étais gratifié.
Mais quelle question poser ?
Quel pourrait bien être le sujet de mon résonnement ?
Je n'avais pas envie de déflorer ma raison toute neuve sur une question triviale ?
La virginité de ma raison appelait une question essentielle, immense, éternelle ?
J'ai laissé mon âmes rêver et vagabonder dans de longue songerie sur la nature de cette question hypothétique que j'allais poser à ma raison toute neuve ?
Parallèlement j'avais "décider" de croire en Dieux.
Je me rendait bien compte que Dieux était hypothétique comme le Père Noël mais il ma semblé alors qu'un monde sans Dieux était absurde et vu la torture de l'école et ma vie de ce fait si malheureuse l'hypothèse d'un monde absurde m'amenait au suicide : tout simplement pour faire cesser ma souffrance.
Un monde avec un dieu créait la possibilité d'un mystère à découvrir, d'un sens à explorer et d'une rédemption de la souffrance.
Je pouvais me dire par exemple que Dieux me faisait souffrir pour une raison que j'ignorait mais un jour cette souffrance pourrait se transformer en grâce, comme "le petit poucet"[1] qui finalement se trouve lui même a travers son égarement.
Dieux était de ce faite devenu mon meilleur copain : j'avais d'immense discussion avec lui, malgré la coutume de l'époque de le vouvoyer, je me surprenais à le tutoyer de plus en plus : nous étions à tu et a toi, les meilleur copains du monde, "cu et chemise".
Cela a aboutit à phénomène un peu particulier.
J'étais de plus en plus convaincue que Dieux existait ; nos dialogues enflammer, plein d'humour et de grâce était bien plus consistant et "réelle" que la sombre réalité qui m'entourait et cette horrible école ou nous étions traité comme des perroquets savants.
Mais, le monde lui, alors n'était peut-être qu'un rêve, une illusion.
Imperceptiblement la question s'était retournée dans l'autre sens.
Certes Dieu existait puisqu'il était devenu mon quotidien mais le monde existait-il vraiment ?
Vers l'âge de 8 ans, durant une messe, j'ai capté une citation du Christ : "Tout ce que vous demanderez en mon nom vous sera donné".
Cette phrase a résonné en moi et je me suis demandé : "Qu'aurais-je envie de demander à Dieu ?"
Évidemment j'ai posé cette question avec tout le sérieux de l'enfance en sachant qu'en rentrant dans ce processus, j'étais en train de toucher à quelque chose de très important puisqu'au fond j'allais inscrire la première demande que je voulais poser à Dieu.
Cette méditation m'a suivi pendant des semaines et régulièrement je me reposais la même question.
Petit à petit, par un processus d'exclusion successive, j'ai approfondi ce qui pour moi était l'essentiel, car quitte à demander quelque chose à Dieu, autant lui demander l'essentiel.
Je suis arrivé à la fois par la rationalité et par l'intuition à me dire que l'essentiel de l'essentiel était de lui demander la Vérité.
Ayant identifié la vérité comme le bien suprême je me suis mis en prière et je me suis engagé vis-à-vis de Dieu à me dévouer à lui corps, âme et esprit dans la mesure où cette dévotion me permettrait d'accéder à la Vérité.
Au fond cette quête de la Vérité, je le dirai d'une manière un peu prosaïque, m'amenait à déshabiller Dieu, car dès cet instant le mot Dieu n'était plus qu'une étiquette qui ne faisait que camoufler quelque chose qui se révélerait à travers cette Vérité.
Cette quête de la vérité est fondatrice de l'humanisme car elle est spécifique de l'homme en ce sens que cette question de la vérité, c'est la singularité de l'animal humain par rapport à tous les autres animaux.
Cette recherche de la vérité m'a amené assez rapidement à identifier les deux autres questions ontologiques, questions qui traitent de l'être et qui sont propres à l'homme : la question du beau et du bon.
Ces deux questions sont subordonnées à la question de la Vérité car, en quelque sorte, la question de la bonté "vraie" pose d'abord la question de la vérité. Quant à l'esthétisme dégagé de la problématique morale ou de la problématique éthique - une esthétique qui serait réduite à elle-même - déjà à cet âge-là, j'en percevais la superficialité.
Les trois questions ontologiques se résument en une seule : la question de la vérité. La vérité se déploie avec du coeur à travers la bonté et se cristallise dans la dimension esthétique. Dans l'esthétisme on met en oeuvre la vérité en incorporant la bonté dans la chair, en la rendant vivante. On retrouve les trois niveaux de l'être : l'esprit pose la question de la vérité, le coeur pose la question de la bonté et l'incarnation pose la question de l'esthétisme.
Cette hiérarchie est une illusion car les trois dimensions ontologiques s'imbriquent les unes dans les autres; l'énoncé de la vérité est esthétique et acte de bonté. Inversement il n'y a pas de bonté qui ne puisse se fonder sur une certaine conscience de la vérité et ainsi de suite... aucun corps, aucune forme n'est belle que par résonance, comme révélation d'une certaine vérité, d'une certaine bonté.
Cette hiérarchie des trois dimensions ontologiques est essentiellement un outil conceptuel ; dans la pratique, dans le vécu, les trois dimensions ontologiques sont mêlées.
Il est intéressant de les distinguer pour mieux comprendre le problème de la cohérence. La phrase qui me vient est celle de Malraux : "Les idées ne sont pas faites pour être pensées, elles sont faites pour être vécues." C'est une très belle phrase sur la cohérence. Une autre très belle phrase du Général de Gaulle : "Dans les temps faciles les esprits mécaniques suffisent ; dans les temps difficiles il faut en plus du sentiment et même du génie". Encore une fois on retrouve, d'une manière résumée, les trois niveaux ontologiques.
1964
Juin 1964, c'est l'anniversaire de mes neuf ans.
J'aime bien jouer aux "cow-boys" dans l'abbaye de Fontenay avec François.
1963
1962
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| J'ai sept ans, l'âge de raison ! J'apprends à lire et écrire. |
1960
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J'aime beaucoup faire du vélo et apprendre l'équilibre à Laurent et Inna. |
1961
1958 THE YOUNG LORD ET ROGER CHASTEL
1957 et 1958 mon grand père (par adoption) Roger Chastel réalise une série de peinture sous le titre générique le "Young Lord" ou le "Petit Coléone". Ces peinture me représente au cours de Noël 1957 chevauchant fièrement un petit cheval de bois que j'ai découvert par mis mes cadeaux de Noël. Cette toile résume bien toute une partie de mon caractère : le cosaque, l'explorateur des horizons du futur. Dans une autre dimension ce tableau me fait penser à mon ange gardien l'archange St Michel qui terrasse le dragon du mal et ouvre aux hommes la porte du paradis. C'est aussi une allégorie de ma quête de la vérité et de mon désir de sauver l'humanité et la planète.
1999/07/17
1999/01/01
1999 01 01 Le management du troisieme millenaire, innover et s'epanouir aujourd'hui.
Le management du troisieme millenaire, innover et s'epanouir aujourd'hui de SALOFF-COSTE MICHEL (1 janvier 1999)
Préface à la 3e édition
Par Hervé Sérieyx
Maître de Conférence à l'Ecole Nationale d'Administration
Conseiller du Commerce Extérieur de la France
Auteur, Consultant en Management et Chef d'Entreprise
Achevé
dès la fin de 1987, le manuscrit de ce livre annonçait déjà les mutations que
nous vivons actuellement. Il nous prédisait alors ce qui est maintenant devenu
un constat d'évidence: quand on affronte les réalités de demain avec les
représentations mentales d'hier, on a les drames d'aujourd'hui. Il fallait un
regard singulièrement visionnaire pour pressentir à ce point combien nous
étions en train de changer d'ère et vers quelles catastrophes conduirait toute
crispation sur des situations acquises et sur des certitudes héritées de
l'ordre ancien. C'est le procès de la pensée unique, celui de l'incroyable
inadéquation de l'actuel système éducatif aux nouveaux temps, la « crise de
l'intelligence » de nos élites, la ringardisation rapide de tant d'institutions
politiques, administratives, professionnelles, syndicales, la conjonction de la
mondialisation et d'un retour des repliements identitaires sur des
nationalismes et des régionalismes agressifs…
Décidément,
Michel Saloff-Coste voyait déjà loin et juste. Mais son apport le plus
original, c'est sans doute cette conversion personnelle à laquelle il nous
convie.
1998/06/01
1998 06 01 The impact of the information and communication revolution on society an state in the Arab World
The Information Revolution and the Arab World
Emirates Center for Strategic Studies and Research | |||||||||||||||||||||||||
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