2026/07/14

2026 07 14 L’UNIVERSITÉ GUIDÉE PAR LA PROSPECTIVE Étude réflexive sur l'évolution de l’enseignement supérieur . V1 Résumé.

 

 L’UNIVERSITÉ GUIDÉE PAR LA PROSPECTIVE SYNTHESE

Étude réflexive écosystèmes d’innovation, intelligence artificielle et futurs désirables dans l’enseignement supérieur 

Enseignements de l’expérience de l’Université Catholique de Lille 

 
Michel Saloff-Coste — avec l’assistance de Microsoft 365 Copilot 

 

Édition française résumé de la version anglaise :

 2026 07 10 The Foresight-Driven University V3 : A Reflective Study of Innovation Ecosystems, Artificial Intelligence, and Desirable Futures in Higher Education

 

Note sur la présente édition française 

La présente copie française restitue l’architecture intellectuelle, les thèses, les concepts et le mouvement argumentatif du dossier anglais. La langue adoptée se veut savante sans être sèche, ample sans devenir obscure, et attentive aux lentes transitions par lesquelles une intuition se transforme en institution, une expérience en connaissance, et une connaissance en responsabilité. 

 

Les noms propres, acronymes et marques de projet — IIPEI, Symbiogora, EcosystemsInMotion, ECOPOSS, IFRN et EPISTEMA — ont été conservés. Le mot anglais foresight est rendu, selon le contexte, par prospective, capacité d’anticipation ou intelligence des futurs. L’expression foresight-driven university devient « université guidée par la prospective », afin de préserver simultanément l’intelligibilité internationale du modèle et la profondeur humaniste de la prospective française. 

Résumé exécutif 

Cette étude propose l’université guidée par la prospective comme réponse à la métamorphose de l’enseignement supérieur dans un âge marqué par l’intelligence artificielle, l’incertitude systémique, la transition écologique et une transformation plus profonde encore : celle des cadres de pensée par lesquels une civilisation se représente le réel, le progrès et sa propre responsabilité. L’université ne peut plus se borner à transmettre des savoirs stabilisés, à adapter des programmes ou à accompagner l’innovation. Elle doit devenir une institution d’anticipation, de discernement et de mise en capacité collective. 

Le cas central est celui de l’Université Catholique de Lille. Le récit en reconstitue la trajectoire : IIPEI comme laboratoire de prospective ; les Learning Expeditions comme enquête de terrain ; les signatures écosystémiques comme méthode de lecture des lieux ; Symbiogora comme traduction territoriale ; la Direction de la Prospective comme inscription dans la gouvernance ; EcosystemsInMotion comme recherche-action numérique ; ECOPOSS comme culture publique des futurs ; IFRN comme internationalisation de la recherche ; enfin EPISTEMA comme horizon de discernement civilisationnel. 

La contribution principale tient dans un modèle de huit capacités institutionnelles : anticiper, explorer, relier, expérimenter, documenter, engager la cité, internationaliser et transformer. Prises isolément, ces capacités demeurent fragiles ; articulées, elles composent une véritable intelligence institutionnelle des futurs. L’argument final est éthique : l’université ne vaut pas seulement par ce qu’elle sait, mais par la qualité de l’attention qu’elle rend possible, par le courage des questions qu’elle maintient ouvertes et par sa faculté d’aider la société à reconnaître les futurs qu’il serait digne d’habiter. 

 

Introduction — Pourquoi les universités ont besoin de prospective 

L’avenir a toujours été secrètement présent au cœur de l’université : dans l’étudiant qu’elle forme pour un monde qui n’existe pas encore, dans la recherche dont les conséquences se déploieront parfois sur plusieurs générations, dans la mémoire qu’elle préserve afin que le nouveau ne soit pas condamné à l’amnésie. Mais, au commencement du XXIe siècle, cet avenir, longtemps implicite, devient une question institutionnelle explicite. 

L’intelligence artificielle transforme la production et la circulation du savoir ; la perturbation écologique déplace l’horizon de la responsabilité ; la fragmentation sociale érode la confiance ; l’instabilité géopolitique recompose la coopération. Ces phénomènes ne s’additionnent pas : ils s’entrelacent. Une université seulement réactive arrive toujours après l’événement. Une université prospective apprend à percevoir ce qui se forme avant que cela ne devienne évidence. 

Il ne s’agit pas de prédire. Il s’agit d’organiser une relation collective à l’incertitude : lire les signaux faibles, comparer des scénarios, écouter les territoires, relier les disciplines, expérimenter avec prudence et délibérer sur le désirable. La prospective devient alors moins un outil ajouté à la stratégie qu’une dimension de la vocation universitaire. 

 

Chapitre 1 — L’enseignement supérieur à l’âge de l’intelligence artificielle et de l’incertitude systémique 

L’intelligence artificielle n’est pas une technologie éducative parmi d’autres : elle trouble l’écologie même du savoir. Lorsque la machine trouve, résume, traduit, code et compose, l’université doit déplacer son centre de gravité de la réponse vers la question, de la fluidité verbale vers le jugement, de la puissance analytique vers la responsabilité. 

L’incertitude systémique rend insuffisante la planification linéaire. Les mutations technologiques, professionnelles, sociales, écologiques et politiques se répondent dans des boucles de rétroaction. La prospective ne remplace pas le plan ; elle lui rend l’horizon, le doute et la pluralité qui lui manquent. 

La mission universitaire devient formation au discernement. Il faut cultiver l’imagination, la réflexivité, le courage, l’attention et la capacité de relier. Former seulement aux métiers existants reviendrait à préparer les étudiants pour un monde qui s’efface ; former au discernement, c’est les rendre capables d’habiter un monde encore inachevé. 

 

Chapitre 2 — De la prospective française au foresight international 

La prospective française est d’abord une attitude : regarder loin, largement et profondément, risquer une pensée, puis replacer l’être humain au centre de l’action. Elle refuse que l’avenir soit une fatalité statistique. Le foresight international offre, quant à lui, un langage partagé de veille, de scénarios, de résilience et d’anticipation stratégique. 

La traduction entre ces deux traditions est conceptuelle autant que linguistique. La prédiction demande ce qui arrivera ; la prévision prolonge des tendances ; les futures studies explorent des futurs pluriels ; la prospective interroge ce qu’il serait souhaitable d’imaginer, de débattre et de construire. 

L’expression « université guidée par la prospective » signifie que l’anticipation devient un principe organisateur de la stratégie, de la pédagogie, de la recherche, des partenariats et du débat public. Mais elle conserve, sous le vocabulaire international, la profondeur humaniste et éthique héritée de Gaston Berger. 

 

Chapitre 3 — Dispositif de recherche : une étude réflexive 

L’auteur écrit depuis l’intérieur de l’expérience. Cette proximité est un privilège d’accès et un risque d’aveuglement. D’où une méthode de praticien-chercheur : la mémoire est confrontée aux documents, les interprétations aux dates, les récits aux vidéos, les intuitions à une matrice de preuves. 

La recherche-action ne sépare pas l’observation de la transformation. Les expéditions apprenantes, les séminaires, les événements publics et les archives audiovisuelles produisent simultanément connaissance, relation et changement. Les vidéos sont ici des sources premières : elles préservent les voix, les gestes, les contextes et la texture relationnelle de la pensée. 

L’ambition n’est pas la généralisation universelle, mais la transférabilité. Il ne s’agit pas de reproduire Lille ailleurs ; il s’agit de dégager une grammaire de capacités que d’autres universités pourront traduire selon leur histoire, leur territoire et leur mission. 

 

Chapitre 4 — Une trajectoire de vie : art, systèmes, prospective et pensée intégrale 

L’art constitue la première école de la prospective, parce qu’il apprend que le réel peut être cadré, recomposé et rendu autrement visible. Avant d’être calculé, un futur est pressenti ; avant d’être débattu, il doit recevoir une forme sensible. 

La Grille de l’Évolution et les Champs de la Réalité déplacent cette intuition vers la pensée systémique. Le Formel désigne les structures visibles ; le Turbulent, les relations, affects et conflits ; le Vide, les croyances et significations profondes. Une transformation durable doit traverser les trois. 

Le Club de Budapest, Ervin Laszlo, l’Université Intégrale et Design Me a Planet approfondissent cette généalogie : la prospective devient interrogation civilisationnelle et le monde, non plus ressource inerte, mais œuvre collective dont nous portons la responsabilité. 

 

Chapitre 5 — IIPEI et la naissance d’un laboratoire de prospective 

IIPEI marque la première cristallisation institutionnelle du projet. L’innovation cesse d’être pensée comme l’effet isolé d’une invention ; elle apparaît comme une relation entre universités, entreprises, capitaux, cultures, territoires, récits et communautés. 

Le laboratoire demeure volontairement mobile : entretiens filmés, séminaires, voyages, publications, dialogues avec les entreprises. Son enjeu n’est pas d’administrer la prospective mais de la faire advenir, en créant les rencontres improbables par lesquelles un écosystème devient conscient de lui-même. 

La première expédition à Palo Alto révèle qu’un écosystème possède des rites, des mythes, une permission culturelle d’essayer et d’échouer. La vidéo, elle, donne au laboratoire une mémoire vivante. IIPEI devient ainsi la matrice des développements ultérieurs. 

 

Chapitre 6 — Les expéditions apprenantes comme prospective de terrain 

Une Learning Expedition n’est ni tourisme d’innovation ni collection de bonnes pratiques. Elle est immersion préparée, observation située, dialogue, débriefing, documentation et traduction stratégique. Elle lit un lieu comme un système vivant. 

Palo Alto montre l’accélération numérique ; Munich, la profondeur industrielle ; Copenhague, la confiance, le design et la soutenabilité ; la Chine, une métamorphose civilisationnelle ; le Togo et le Bénin, des innovations endogènes, frugales et communautaires ; New York, les scènes de la gouvernance planétaire ; la Scandinavie, le lien entre transition extérieure et développement intérieur. 

L’enseignement majeur est celui de la traduction plutôt que de l’imitation. On ne copie pas un écosystème : on en comprend la signature afin de mieux reconnaître les potentialités et les limites de son propre territoire. 

 

Chapitre 7 — Lire le monde à travers les signatures écosystémiques 

Une signature écosystémique est la configuration singulière de valeurs culturelles, d’arrangements institutionnels, de capacités techniques, de modèles économiques, de relations sociales et de récits symboliques par lesquels un lieu produit ses formes d’innovation. 

Cette notion libère le benchmark de la fascination pour les classements. Elle invite à comparer sans aplatir : percevoir ce qui est transférable, ce qui demeure culturellement situé, ce qui inspire et ce qui avertit. Aucun lieu ne contient tout l’avenir ; chacun en révèle une possibilité, une contradiction ou une promesse. 

L’université apprend ainsi à lire les angles morts de l’innovation autant que ses puissances : inégalités, coûts écologiques, captation de l’attention, rigidités industrielles ou fragilités démocratiques. La comparaison devient discernement. 

 

Chapitre 8 — Symbiogora : de l’apprentissage mondial à la transformation territoriale 

Symbiogora constitue la charnière territoriale du livre. Le savoir recueilli dans le monde revient vers les Hauts-de-France et cesse d’être contemplation de modèles lointains. Le territoire apprend à se regarder comme un écosystème vivant. 

L’agora de la symbiose associe prospective, développement territorial et intelligence collective. Les acteurs publics, privés, académiques et civiques ne reçoivent pas une solution extérieure ; ils élaborent un langage commun, rendent visibles les interdépendances et accroissent leur capacité à agir ensemble. 

Le passage de l’attractivité à la capacité écosystémique est décisif : le futur d’un territoire tient moins à ce qu’il attire qu’à ce qu’il sait relier, apprendre, transformer et transmettre. 

 

Chapitre 9 — Inscrire la prospective : la Direction de la Prospective 

La Direction de la Prospective donne une adresse institutionnelle à l’anticipation sans l’enfermer dans un silo. Elle relie veille stratégique, aide à la décision, projets transversaux, partenariats territoriaux, réseaux internationaux et capitalisation documentaire. 

Son plan d’action transforme une vision en portefeuille : EcosystemsInMotion, Learning Journeys, ECOPOSS, école internationale, dialogue métropolitain, scénarios de rupture. La prospective devient une interface entre le monde et l’université, l’imagination et la gouvernance. 

La difficulté demeure de préserver l’énergie exploratoire dans le langage de l’administration, et de convertir la force des personnes en mémoire transmissible. L’institutionnalisation réussie n’est pas rigidification ; elle est continuité vivante. 

 

Chapitre 10 — EcosystemsInMotion : recherche-action numérique en temps de crise 

Lorsque la pandémie rend le voyage impossible, le monde doit entrer dans l’université par d’autres portes. EcosystemsInMotion transforme l’immobilité en tour du monde virtuel et la crise en méthode. 

Le programme ne se contente pas de décrire des écosystèmes innovants ; il demande comment ceux-ci deviennent transformateurs, capables de contribuer aux mutations sociales, écologiques et civilisationnelles. Le numérique élargit l’accès et l’archive, tout en perdant une part de l’intelligence sensorielle des lieux. 

Cette expérience enseigne qu’une institution prospective ne se protège pas de l’incertitude : elle apprend en elle. Elle assemble des intelligences distribuées, documente leurs échanges et invente des formats hybrides la distance devient relation. 

 

Chapitre 11 — ECOPOSS : rendre les futurs publics 

Avec ECOPOSS, la prospective quitte le cercle des experts et devient culture publique. Livres, cinéma, expositions, débats, villages, ateliers et rencontres scientifiques transforment le campus en agora des futurs désirables. 

« Osons l’éloge du futur » ne signifie ni naïveté ni déni des menaces. La formule cherche une relation constructive au possible : explorer sans se perdre, imaginer sans fuir, agir sans prétendre tout maîtriser. Le triptyque explorer, imaginer, agir devient une pédagogie civique. 

L’université assume ici une fonction de médiation : elle relie la rigueur des savoirs à la puissance des récits, les chercheurs aux familles, les étudiants aux citoyens. Le futur devient visible, discutable et partageable. 

 

Chapitre 12 — Le modèle de l’université guidée par la prospective 

Le modèle se compose de huit capacités : anticiper les transformations ; explorer les lieux des futurs se prototypent ; relier des acteurs hétérogènes ; expérimenter des formes nouvelles ; documenter l’expérience ; engager la cité ; internationaliser l’apprentissage ; transformer l’institution elle-même. 

Ce n’est pas une liste managériale, mais une architecture. L’anticipation sans engagement isole l’expert ; l’exploration sans documentation se dissipe ; la documentation sans transformation fossilise ; l’internationalisation sans territoire abstrait ; l’innovation sans éthique accélère sans savoir vers quoi. 

Ce qui est transférable n’est donc pas le dessin exact de l’expérience lilloise, mais sa grammaire. Chaque université doit trouver ses lieux d’exploration, ses publics, ses archives, ses responsabilités et sa manière propre d’articuler le local au planétaire. 

 

Chapitre 13 — Gouvernance planétaire, IFRN et références internationales 

Le benchmark prospectif ne classe pas : il apprend. Turku montre l’institutionnalisation académique des futures studies ; ASU, l’échelle planétaire ; le MIT Media Lab, l’expérimentation créative ; Stanford d.school, le design centré sur l’humain ; le Copenhagen Institute for Futures Studies, la prospective appliquée ; Dubaï, l’ambition publique orientée vers le futur. 

New York devient une salle de classe de gouvernance planétaire : universités, Nations Unies, diplomatie, Saint-Siège, droit, technologie et leadership civique y négocient des normes et des imaginaires mondiaux. Les ODD offrent la grammaire extérieure de la transformation ; les IDG en rappellent les conditions intérieures. 

IFRN donne à l’expérience une forme réticulaire et durable. La singularité de Lille tient à la combinaison de l’apprentissage international, de l’enracinement territorial, de la mémoire audiovisuelle, de la culture publique des futurs et de l’écologie intégrale. 

 

Chapitre 14 — Écologie intégrale, EPISTEMA et transformation planétaire 

L’écologie intégrale refuse de séparer l’environnement, la justice sociale, la culture, la spiritualité et la technologie. Elle rappelle que les crises visibles procèdent d’une rupture plus profonde dans notre manière d’habiter le monde. 

EPISTEMA nomme le sol invisible d’une civilisation : ce qui détermine ce qu’une époque tient pour réel, vrai, précieux, sacré, rationnel et possible. Une transition imaginée depuis une épistémè extractive peut reproduire la domination sous des couleurs vertes ; une épistémè relationnelle réoriente économie, technique et éducation vers le service de la vie. 

L’intelligence artificielle agit alors comme révélateur épistémologique. Elle manifeste la puissance du calcul et l’insuffisance du calcul. Elle peut structurer, comparer et synthétiser ; elle ne peut assumer la responsabilité ultime du sens. L’université devient le lieu d’une conversion épistémologique rigueur scientifique, responsabilité civique, développement intérieur et horizon spirituel apprennent à demeurer ensemble. 

 

Conclusion — De la prospective au discernement civilisationnel 

Le discernement civilisationnel est l’aboutissement du parcours. Il ne consiste ni à annoncer l’avenir ni à choisir arbitrairement entre des scénarios, mais à exercer une attention disciplinée : reconnaître les futurs qui régénèrent les relations, ceux qui approfondissent la domination, ceux qui réduisent l’humain à une fonction et ceux qui permettent aux personnes, aux communautés et aux écosystèmes de s’épanouir. 

L’université guidée par la prospective aide la société à détecter ce qui émerge, à comprendre ce qui est en jeu, à délibérer sur ce qui est désirable et à cultiver les capacités nécessaires pour construire des futurs dignes d’être habités. 

Son autorité ne vient pas d’une maîtrise prétendue du futur, mais d’une fidélité à la question, d’une mémoire méthodiquement préservée, d’une imagination rendue publique et d’une responsabilité assumée devant les générations qui ne peuvent encore prendre la parole. 

 

Tableau de synthèse — Les huit capacités institutionnelles : 

 

 

 

Capacité 

Question directrice 

Fonction 

Anticiper 

Détecter signaux faibles, ruptures et transformations 

Vigilance stratégique 

Explorer 

Apprendre des futurs déjà en mouvement 

Prospective de terrain 

Relier 

Mettre en relation des acteurs hétérogènes 

Orchestration écosystémique 

Expérimenter 

Donner forme à des prototypes et dispositifs 

Innovation institutionnelle 

Documenter 

Transformer l’expérience en mémoire partageable 

Archive vivante 

Engager la cité 

Rendre les futurs publics et débattables 

Culture civique du futur 

Internationaliser 

Inscrire l’apprentissage dans des réseaux planétaires 

Gouvernance et comparaison 

Transformer 

Changer l’institution à partir de ce qu’elle apprend 

Métamorphose stratégique et culturelle 

 


Annexe — Faire le livre avec l’intelligence artificielle 

 

L’intelligence artificielle a été mobilisée comme partenaire éditorial : organisation du corpus, comparaison de versions, mise en relation des concepts, accélération de la rédaction et structuration des preuves. Elle n’est ni auteur de substitution ni instance de vérité. Ses apports exigent vérification, contextualisation et décision humaine. 

Les risques sont connus : hallucination, fausse précision, biais, surproduction, homogénéisation du style et affaiblissement du discernement. La transparence méthodologique requiert donc de documenter l’usage de l’IA et de maintenir une responsabilité humaine explicite sur chaque formulation, chaque source et chaque interprétation. 

 

Le livre ne doit pas culminer dans la technologie, mais dans la capacité de l’université à discerner l’EPISTEMA à partir de laquelle une société pense, croit, évalue et agit. 

 



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