L’UNIVERSITÉ GUIDÉE PAR LA PROSPECTIVE
Étude réflexive écosystèmes d’innovation, intelligence artificielle et futurs désirables dans l’enseignement supérieur
Enseignements de l’expérience de l’Université Catholique de Lille
Michel Saloff-Coste — avec l’assistance de Microsoft 365 Copilot
Édition française de travail version longue
Note sur la présente édition française
La présente copie française restitue l’architecture intellectuelle, les thèses, les concepts et le mouvement argumentatif du dossier anglais. La langue adoptée se veut savante sans être sèche, ample sans devenir obscure, et attentive aux lentes transitions par lesquelles une intuition se transforme en institution, une expérience en connaissance, et une connaissance en responsabilité.
Les noms propres, acronymes et marques de projet — IIPEI, Symbiogora, EcosystemsInMotion, ECOPOSS, IFRN et EPISTEMA — ont été conservés. Le mot anglais foresight est rendu, selon le contexte, par prospective, capacité d’anticipation ou intelligence des futurs. L’expression foresight-driven university devient « université guidée par la prospective », afin de préserver simultanément l’intelligibilité internationale du modèle et la profondeur humaniste de la prospective française.
Résumé exécutif
Cette étude propose l’université guidée par la prospective comme réponse à la métamorphose de l’enseignement supérieur dans un âge marqué par l’intelligence artificielle, l’incertitude systémique, la transition écologique et une transformation plus profonde encore : celle des cadres de pensée par lesquels une civilisation se représente le réel, le progrès et sa propre responsabilité. L’université ne peut plus se borner à transmettre des savoirs stabilisés, à adapter des programmes ou à accompagner l’innovation. Elle doit devenir une institution d’anticipation, de discernement et de mise en capacité collective.
Le cas central est celui de l’Université Catholique de Lille. Le récit en reconstitue la trajectoire : IIPEI comme laboratoire de prospective ; les Learning Expeditions comme enquête de terrain ; les signatures écosystémiques comme méthode de lecture des lieux ; Symbiogora comme traduction territoriale ; la Direction de la Prospective comme inscription dans la gouvernance ; EcosystemsInMotion comme recherche-action numérique ; ECOPOSS comme culture publique des futurs ; IFRN comme internationalisation de la recherche ; enfin EPISTEMA comme horizon de discernement civilisationnel.
La contribution principale tient dans un modèle de huit capacités institutionnelles : anticiper, explorer, relier, expérimenter, documenter, engager la cité, internationaliser et transformer. Prises isolément, ces capacités demeurent fragiles ; articulées, elles composent une véritable intelligence institutionnelle des futurs. L’argument final est éthique : l’université ne vaut pas seulement par ce qu’elle sait, mais par la qualité de l’attention qu’elle rend possible, par le courage des questions qu’elle maintient ouvertes et par sa faculté d’aider la société à reconnaître les futurs qu’il serait digne d’habiter.
Introduction — Pourquoi les universités ont besoin de prospective
L’avenir a toujours été secrètement présent au cœur de l’université : dans l’étudiant qu’elle forme pour un monde qui n’existe pas encore, dans la recherche dont les conséquences se déploieront parfois sur plusieurs générations, dans la mémoire qu’elle préserve afin que le nouveau ne soit pas condamné à l’amnésie. Mais, au commencement du XXIe siècle, cet avenir, longtemps implicite, devient une question institutionnelle explicite.
L’intelligence artificielle transforme la production et la circulation du savoir ; la perturbation écologique déplace l’horizon de la responsabilité ; la fragmentation sociale érode la confiance ; l’instabilité géopolitique recompose la coopération. Ces phénomènes ne s’additionnent pas : ils s’entrelacent. Une université seulement réactive arrive toujours après l’événement. Une université prospective apprend à percevoir ce qui se forme avant que cela ne devienne évidence.
Il ne s’agit pas de prédire. Il s’agit d’organiser une relation collective à l’incertitude : lire les signaux faibles, comparer des scénarios, écouter les territoires, relier les disciplines, expérimenter avec prudence et délibérer sur le désirable. La prospective devient alors moins un outil ajouté à la stratégie qu’une dimension de la vocation universitaire.
Chapitre 1 — L’enseignement supérieur à l’âge de l’intelligence artificielle et de l’incertitude systémique
L’intelligence artificielle n’est pas une technologie éducative parmi d’autres : elle trouble l’écologie même du savoir. Lorsque la machine trouve, résume, traduit, code et compose, l’université doit déplacer son centre de gravité de la réponse vers la question, de la fluidité verbale vers le jugement, de la puissance analytique vers la responsabilité.
L’incertitude systémique rend insuffisante la planification linéaire. Les mutations technologiques, professionnelles, sociales, écologiques et politiques se répondent dans des boucles de rétroaction. La prospective ne remplace pas le plan ; elle lui rend l’horizon, le doute et la pluralité qui lui manquent.
La mission universitaire devient formation au discernement. Il faut cultiver l’imagination, la réflexivité, le courage, l’attention et la capacité de relier. Former seulement aux métiers existants reviendrait à préparer les étudiants pour un monde qui s’efface ; former au discernement, c’est les rendre capables d’habiter un monde encore inachevé.
Chapitre 2 — De la prospective française au foresight international
La prospective française est d’abord une attitude : regarder loin, largement et profondément, risquer une pensée, puis replacer l’être humain au centre de l’action. Elle refuse que l’avenir soit une fatalité statistique. Le foresight international offre, quant à lui, un langage partagé de veille, de scénarios, de résilience et d’anticipation stratégique.
La traduction entre ces deux traditions est conceptuelle autant que linguistique. La prédiction demande ce qui arrivera ; la prévision prolonge des tendances ; les futures studies explorent des futurs pluriels ; la prospective interroge ce qu’il serait souhaitable d’imaginer, de débattre et de construire.
L’expression « université guidée par la prospective » signifie que l’anticipation devient un principe organisateur de la stratégie, de la pédagogie, de la recherche, des partenariats et du débat public. Mais elle conserve, sous le vocabulaire international, la profondeur humaniste et éthique héritée de Gaston Berger.
Chapitre 3 — Dispositif de recherche : une étude réflexive
L’auteur écrit depuis l’intérieur de l’expérience. Cette proximité est un privilège d’accès et un risque d’aveuglement. D’où une méthode de praticien-chercheur : la mémoire est confrontée aux documents, les interprétations aux dates, les récits aux vidéos, les intuitions à une matrice de preuves.
La recherche-action ne sépare pas l’observation de la transformation. Les expéditions apprenantes, les séminaires, les événements publics et les archives audiovisuelles produisent simultanément connaissance, relation et changement. Les vidéos sont ici des sources premières : elles préservent les voix, les gestes, les contextes et la texture relationnelle de la pensée.
L’ambition n’est pas la généralisation universelle, mais la transférabilité. Il ne s’agit pas de reproduire Lille ailleurs ; il s’agit de dégager une grammaire de capacités que d’autres universités pourront traduire selon leur histoire, leur territoire et leur mission.
Chapitre 4 — Une trajectoire de vie : art, systèmes, prospective et pensée intégrale
L’art constitue la première école de la prospective, parce qu’il apprend que le réel peut être cadré, recomposé et rendu autrement visible. Avant d’être calculé, un futur est pressenti ; avant d’être débattu, il doit recevoir une forme sensible.
La Grille de l’Évolution et les Champs de la Réalité déplacent cette intuition vers la pensée systémique. Le Formel désigne les structures visibles ; le Turbulent, les relations, affects et conflits ; le Vide, les croyances et significations profondes. Une transformation durable doit traverser les trois.
Le Club de Budapest, Ervin Laszlo, l’Université Intégrale et Design Me a Planet approfondissent cette généalogie : la prospective devient interrogation civilisationnelle et le monde, non plus ressource inerte, mais œuvre collective dont nous portons la responsabilité.
Chapitre 5 — IIPEI et la naissance d’un laboratoire de prospective
IIPEI marque la première cristallisation institutionnelle du projet. L’innovation cesse d’être pensée comme l’effet isolé d’une invention ; elle apparaît comme une relation entre universités, entreprises, capitaux, cultures, territoires, récits et communautés.
Le laboratoire demeure volontairement mobile : entretiens filmés, séminaires, voyages, publications, dialogues avec les entreprises. Son enjeu n’est pas d’administrer la prospective mais de la faire advenir, en créant les rencontres improbables par lesquelles un écosystème devient conscient de lui-même.
La première expédition à Palo Alto révèle qu’un écosystème possède des rites, des mythes, une permission culturelle d’essayer et d’échouer. La vidéo, elle, donne au laboratoire une mémoire vivante. IIPEI devient ainsi la matrice des développements ultérieurs.
Chapitre 6 — Les expéditions apprenantes comme prospective de terrain
Une Learning Expedition n’est ni tourisme d’innovation ni collection de bonnes pratiques. Elle est immersion préparée, observation située, dialogue, débriefing, documentation et traduction stratégique. Elle lit un lieu comme un système vivant.
Palo Alto montre l’accélération numérique ; Munich, la profondeur industrielle ; Copenhague, la confiance, le design et la soutenabilité ; la Chine, une métamorphose civilisationnelle ; le Togo et le Bénin, des innovations endogènes, frugales et communautaires ; New York, les scènes de la gouvernance planétaire ; la Scandinavie, le lien entre transition extérieure et développement intérieur.
L’enseignement majeur est celui de la traduction plutôt que de l’imitation. On ne copie pas un écosystème : on en comprend la signature afin de mieux reconnaître les potentialités et les limites de son propre territoire.
Chapitre 7 — Lire le monde à travers les signatures écosystémiques
Une signature écosystémique est la configuration singulière de valeurs culturelles, d’arrangements institutionnels, de capacités techniques, de modèles économiques, de relations sociales et de récits symboliques par lesquels un lieu produit ses formes d’innovation.
Cette notion libère le benchmark de la fascination pour les classements. Elle invite à comparer sans aplatir : percevoir ce qui est transférable, ce qui demeure culturellement situé, ce qui inspire et ce qui avertit. Aucun lieu ne contient tout l’avenir ; chacun en révèle une possibilité, une contradiction ou une promesse.
L’université apprend ainsi à lire les angles morts de l’innovation autant que ses puissances : inégalités, coûts écologiques, captation de l’attention, rigidités industrielles ou fragilités démocratiques. La comparaison devient discernement.
Chapitre 8 — Symbiogora : de l’apprentissage mondial à la transformation territoriale
Symbiogora constitue la charnière territoriale du livre. Le savoir recueilli dans le monde revient vers les Hauts-de-France et cesse d’être contemplation de modèles lointains. Le territoire apprend à se regarder comme un écosystème vivant.
L’agora de la symbiose associe prospective, développement territorial et intelligence collective. Les acteurs publics, privés, académiques et civiques ne reçoivent pas une solution extérieure ; ils élaborent un langage commun, rendent visibles les interdépendances et accroissent leur capacité à agir ensemble.
Le passage de l’attractivité à la capacité écosystémique est décisif : le futur d’un territoire tient moins à ce qu’il attire qu’à ce qu’il sait relier, apprendre, transformer et transmettre.
Chapitre 9 — Inscrire la prospective : la Direction de la Prospective
La Direction de la Prospective donne une adresse institutionnelle à l’anticipation sans l’enfermer dans un silo. Elle relie veille stratégique, aide à la décision, projets transversaux, partenariats territoriaux, réseaux internationaux et capitalisation documentaire.
Son plan d’action transforme une vision en portefeuille : EcosystemsInMotion, Learning Journeys, ECOPOSS, école internationale, dialogue métropolitain, scénarios de rupture. La prospective devient une interface entre le monde et l’université, l’imagination et la gouvernance.
La difficulté demeure de préserver l’énergie exploratoire dans le langage de l’administration, et de convertir la force des personnes en mémoire transmissible. L’institutionnalisation réussie n’est pas rigidification ; elle est continuité vivante.
Chapitre 10 — EcosystemsInMotion : recherche-action numérique en temps de crise
Lorsque la pandémie rend le voyage impossible, le monde doit entrer dans l’université par d’autres portes. EcosystemsInMotion transforme l’immobilité en tour du monde virtuel et la crise en méthode.
Le programme ne se contente pas de décrire des écosystèmes innovants ; il demande comment ceux-ci deviennent transformateurs, capables de contribuer aux mutations sociales, écologiques et civilisationnelles. Le numérique élargit l’accès et l’archive, tout en perdant une part de l’intelligence sensorielle des lieux.
Cette expérience enseigne qu’une institution prospective ne se protège pas de l’incertitude : elle apprend en elle. Elle assemble des intelligences distribuées, documente leurs échanges et invente des formats hybrides où la distance devient relation.
Chapitre 11 — ECOPOSS : rendre les futurs publics
Avec ECOPOSS, la prospective quitte le cercle des experts et devient culture publique. Livres, cinéma, expositions, débats, villages, ateliers et rencontres scientifiques transforment le campus en agora des futurs désirables.
« Osons l’éloge du futur » ne signifie ni naïveté ni déni des menaces. La formule cherche une relation constructive au possible : explorer sans se perdre, imaginer sans fuir, agir sans prétendre tout maîtriser. Le triptyque explorer, imaginer, agir devient une pédagogie civique.
L’université assume ici une fonction de médiation : elle relie la rigueur des savoirs à la puissance des récits, les chercheurs aux familles, les étudiants aux citoyens. Le futur devient visible, discutable et partageable.
Chapitre 12 — Le modèle de l’université guidée par la prospective
Le modèle se compose de huit capacités : anticiper les transformations ; explorer les lieux où des futurs se prototypent ; relier des acteurs hétérogènes ; expérimenter des formes nouvelles ; documenter l’expérience ; engager la cité ; internationaliser l’apprentissage ; transformer l’institution elle-même.
Ce n’est pas une liste managériale, mais une architecture. L’anticipation sans engagement isole l’expert ; l’exploration sans documentation se dissipe ; la documentation sans transformation fossilise ; l’internationalisation sans territoire abstrait ; l’innovation sans éthique accélère sans savoir vers quoi.
Ce qui est transférable n’est donc pas le dessin exact de l’expérience lilloise, mais sa grammaire. Chaque université doit trouver ses lieux d’exploration, ses publics, ses archives, ses responsabilités et sa manière propre d’articuler le local au planétaire.
Chapitre 13 — Gouvernance planétaire, IFRN et références internationales
Le benchmark prospectif ne classe pas : il apprend. Turku montre l’institutionnalisation académique des futures studies ; ASU, l’échelle planétaire ; le MIT Media Lab, l’expérimentation créative ; Stanford d.school, le design centré sur l’humain ; le Copenhagen Institute for Futures Studies, la prospective appliquée ; Dubaï, l’ambition publique orientée vers le futur.
New York devient une salle de classe de gouvernance planétaire : universités, Nations Unies, diplomatie, Saint-Siège, droit, technologie et leadership civique y négocient des normes et des imaginaires mondiaux. Les ODD offrent la grammaire extérieure de la transformation ; les IDG en rappellent les conditions intérieures.
IFRN donne à l’expérience une forme réticulaire et durable. La singularité de Lille tient à la combinaison de l’apprentissage international, de l’enracinement territorial, de la mémoire audiovisuelle, de la culture publique des futurs et de l’écologie intégrale.
Chapitre 14 — Écologie intégrale, EPISTEMA et transformation planétaire
L’écologie intégrale refuse de séparer l’environnement, la justice sociale, la culture, la spiritualité et la technologie. Elle rappelle que les crises visibles procèdent d’une rupture plus profonde dans notre manière d’habiter le monde.
EPISTEMA nomme le sol invisible d’une civilisation : ce qui détermine ce qu’une époque tient pour réel, vrai, précieux, sacré, rationnel et possible. Une transition imaginée depuis une épistémè extractive peut reproduire la domination sous des couleurs vertes ; une épistémè relationnelle réoriente économie, technique et éducation vers le service de la vie.
L’intelligence artificielle agit alors comme révélateur épistémologique. Elle manifeste la puissance du calcul et l’insuffisance du calcul. Elle peut structurer, comparer et synthétiser ; elle ne peut assumer la responsabilité ultime du sens. L’université devient le lieu d’une conversion épistémologique où rigueur scientifique, responsabilité civique, développement intérieur et horizon spirituel apprennent à demeurer ensemble.
Conclusion — De la prospective au discernement civilisationnel
Le discernement civilisationnel est l’aboutissement du parcours. Il ne consiste ni à annoncer l’avenir ni à choisir arbitrairement entre des scénarios, mais à exercer une attention disciplinée : reconnaître les futurs qui régénèrent les relations, ceux qui approfondissent la domination, ceux qui réduisent l’humain à une fonction et ceux qui permettent aux personnes, aux communautés et aux écosystèmes de s’épanouir.
L’université guidée par la prospective aide la société à détecter ce qui émerge, à comprendre ce qui est en jeu, à délibérer sur ce qui est désirable et à cultiver les capacités nécessaires pour construire des futurs dignes d’être habités.
Son autorité ne vient pas d’une maîtrise prétendue du futur, mais d’une fidélité à la question, d’une mémoire méthodiquement préservée, d’une imagination rendue publique et d’une responsabilité assumée devant les générations qui ne peuvent encore prendre la parole.
Tableau de synthèse — Les huit capacités institutionnelles :
Capacité | Question directrice | Fonction |
Anticiper | Détecter signaux faibles, ruptures et transformations | Vigilance stratégique |
Explorer | Apprendre des futurs déjà en mouvement | Prospective de terrain |
Relier | Mettre en relation des acteurs hétérogènes | Orchestration écosystémique |
Expérimenter | Donner forme à des prototypes et dispositifs | Innovation institutionnelle |
Documenter | Transformer l’expérience en mémoire partageable | Archive vivante |
Engager la cité | Rendre les futurs publics et débattables | Culture civique du futur |
Internationaliser | Inscrire l’apprentissage dans des réseaux planétaires | Gouvernance et comparaison |
Transformer | Changer l’institution à partir de ce qu’elle apprend | Métamorphose stratégique et culturelle |
Annexe — Faire le livre avec l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle a été mobilisée comme partenaire éditorial : organisation du corpus, comparaison de versions, mise en relation des concepts, accélération de la rédaction et structuration des preuves. Elle n’est ni auteur de substitution ni instance de vérité. Ses apports exigent vérification, contextualisation et décision humaine.
Les risques sont connus : hallucination, fausse précision, biais, surproduction, homogénéisation du style et affaiblissement du discernement. La transparence méthodologique requiert donc de documenter l’usage de l’IA et de maintenir une responsabilité humaine explicite sur chaque formulation, chaque source et chaque interprétation.
Le livre ne doit pas culminer dans la technologie, mais dans la capacité de l’université à discerner l’EPISTEMA à partir de laquelle une société pense, croit, évalue et agit.
Développement intégral du manuscrit français
La présente partie déploie, dans leur pleine continuité argumentative, les fondements, les expériences, les méthodes et les horizons du modèle. Elle conserve la structure validée en quatorze chapitres et approfondit le passage de la prospective institutionnelle au discernement civilisationnel.
Introduction générale — Le futur comme question universitaire
I.1 — Problématique et portée
La question de le futur comme question universitaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble veille, imagination, débat public et expérimentation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
I.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble veille, imagination, débat public et expérimentation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre adaptation immédiate et anticipation de long terme. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
I.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble veille, imagination, débat public et expérimentation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre adaptation immédiate et anticipation de long terme. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de la responsabilité partagée envers les générations futures. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
I.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre adaptation immédiate et anticipation de long terme. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de la responsabilité partagée envers les générations futures. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, le futur comme question universitaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble adaptation immédiate et anticipation de long terme, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
I.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de la responsabilité partagée envers les générations futures. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, le futur comme question universitaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de le futur comme question universitaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
I.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, le futur comme question universitaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de le futur comme question universitaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la transformation conjointe du savoir, de la technique, de l’écologie et de la confiance. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi veille, imagination, débat public et expérimentation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 1 — Intelligence artificielle et incertitude systémique
1.1 — Problématique et portée
La question de intelligence artificielle et incertitude systémique ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de l’enseignement supérieur contemporain, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble analyse technique, éthique, pédagogie et prospective. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
1.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de l’enseignement supérieur contemporain, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble analyse technique, éthique, pédagogie et prospective. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre puissance computationnelle et sagesse pratique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
1.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble analyse technique, éthique, pédagogie et prospective. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre puissance computationnelle et sagesse pratique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une formation humaine au jugement dans un monde augmenté. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
1.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre puissance computationnelle et sagesse pratique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une formation humaine au jugement dans un monde augmenté. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, intelligence artificielle et incertitude systémique devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble puissance computationnelle et sagesse pratique, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
1.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une formation humaine au jugement dans un monde augmenté. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, intelligence artificielle et incertitude systémique devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de intelligence artificielle et incertitude systémique ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
1.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, intelligence artificielle et incertitude systémique devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de intelligence artificielle et incertitude systémique ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les nouvelles conditions de production, de validation et de transmission des connaissances. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de l’enseignement supérieur contemporain montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de l’enseignement supérieur contemporain, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi analyse technique, éthique, pédagogie et prospective doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 2 — De la prospective française au foresight international
2.1 — Problématique et portée
La question de de la prospective française au foresight international ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble histoire des concepts, scénarios, action et éthique. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
2.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble histoire des concepts, scénarios, action et éthique. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre traduction internationale et fidélité à la profondeur française. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
2.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble histoire des concepts, scénarios, action et éthique. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre traduction internationale et fidélité à la profondeur française. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de des futurs pluriels, désirables et publiquement discutés. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
2.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre traduction internationale et fidélité à la profondeur française. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de des futurs pluriels, désirables et publiquement discutés. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, de la prospective française au foresight international devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble traduction internationale et fidélité à la profondeur française, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
2.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de des futurs pluriels, désirables et publiquement discutés. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, de la prospective française au foresight international devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de de la prospective française au foresight international ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
2.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, de la prospective française au foresight international devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de de la prospective française au foresight international ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’humanisme de Gaston Berger, les futures studies et la littératie des futurs. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de IIPEI et les réseaux internationaux de prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi histoire des concepts, scénarios, action et éthique doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 3 — Une recherche réflexive
3.1 — Problématique et portée
La question de une recherche réflexive ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de le corpus UCL–IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
3.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de le corpus UCL–IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre proximité du participant et distance critique du chercheur. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
3.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre proximité du participant et distance critique du chercheur. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une connaissance transférable sans prétention à l’universalité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
3.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre proximité du participant et distance critique du chercheur. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une connaissance transférable sans prétention à l’universalité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, une recherche réflexive devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble proximité du participant et distance critique du chercheur, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
3.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une connaissance transférable sans prétention à l’universalité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, une recherche réflexive devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de une recherche réflexive ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
3.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, une recherche réflexive devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de une recherche réflexive ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire vécue, les documents, les vidéos et la triangulation des preuves. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de le corpus UCL–IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de le corpus UCL–IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi participant-observation, recherche-action, archives et matrice de preuves doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 4 — Art, systèmes et pensée intégrale
4.1 — Problématique et portée
La question de art, systèmes et pensée intégrale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
4.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre récit personnel et démonstration académique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
4.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre récit personnel et démonstration académique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une épistémologie reliant création, complexité et responsabilité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
4.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre récit personnel et démonstration académique. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une épistémologie reliant création, complexité et responsabilité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, art, systèmes et pensée intégrale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble récit personnel et démonstration académique, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
4.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une épistémologie reliant création, complexité et responsabilité. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, art, systèmes et pensée intégrale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de art, systèmes et pensée intégrale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
4.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, art, systèmes et pensée intégrale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de art, systèmes et pensée intégrale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la perception artistique, les champs de réalité et la conscience planétaire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de la trajectoire de Michel Saloff-Coste, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi autobiographie réflexive, pensée systémique, art et philosophie doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 5 — IIPEI, laboratoire vivant
5.1 — Problématique et portée
La question de iipei, laboratoire vivant ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
5.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre ancrage organisationnel et liberté expérimentale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
5.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre ancrage organisationnel et liberté expérimentale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une prospective institutionnelle ouverte et relationnelle. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
5.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre ancrage organisationnel et liberté expérimentale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une prospective institutionnelle ouverte et relationnelle. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, iipei, laboratoire vivant devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble ancrage organisationnel et liberté expérimentale, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
5.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une prospective institutionnelle ouverte et relationnelle. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, iipei, laboratoire vivant devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de iipei, laboratoire vivant ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
5.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, iipei, laboratoire vivant devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de iipei, laboratoire vivant ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les écosystèmes d’innovation, les entreprises, les territoires et les archives audiovisuelles. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de l’Institut international de prospective sur les écosystèmes d’innovation, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi entretiens, séminaires, partenariats, publications et voyages doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 6 — Les expéditions apprenantes
6.1 — Problématique et portée
La question de les expéditions apprenantes ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
6.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre mobilité féconde et risque de tourisme d’innovation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
6.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre mobilité féconde et risque de tourisme d’innovation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une université dont le monde devient le campus élargi. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
6.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre mobilité féconde et risque de tourisme d’innovation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une université dont le monde devient le campus élargi. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, les expéditions apprenantes devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble mobilité féconde et risque de tourisme d’innovation, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
6.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une université dont le monde devient le campus élargi. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, les expéditions apprenantes devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de les expéditions apprenantes ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
6.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, les expéditions apprenantes devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de les expéditions apprenantes ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’immersion, la comparaison interculturelle et la traduction des apprentissages. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de les Learning Expeditions de Palo Alto à la Scandinavie, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi préparation, immersion, débriefing, documentation et traduction doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 7 — Les signatures écosystémiques
7.1 — Problématique et portée
La question de les signatures écosystémiques ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de le programme comparatif d’IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
7.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de le programme comparatif d’IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre benchmark quantitatif et compréhension qualitative. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
7.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre benchmark quantitatif et compréhension qualitative. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une lecture pluraliste des futurs déjà en mouvement. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
7.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre benchmark quantitatif et compréhension qualitative. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une lecture pluraliste des futurs déjà en mouvement. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, les signatures écosystémiques devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble benchmark quantitatif et compréhension qualitative, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
7.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une lecture pluraliste des futurs déjà en mouvement. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, les signatures écosystémiques devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de les signatures écosystémiques ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
7.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, les signatures écosystémiques devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de les signatures écosystémiques ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les cultures, institutions, techniques, récits et contradictions propres à chaque lieu. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de le programme comparatif d’IIPEI montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de le programme comparatif d’IIPEI, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi comparaison, anthropologie des lieux, analyse systémique et discernement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 8 — Symbiogora et la traduction territoriale
8.1 — Problématique et portée
La question de symbiogora et la traduction territoriale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
8.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre modèles globaux et singularité locale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
8.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre modèles globaux et singularité locale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de des territoires capables d’apprendre sur eux-mêmes et d’agir ensemble. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
8.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre modèles globaux et singularité locale. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de des territoires capables d’apprendre sur eux-mêmes et d’agir ensemble. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, symbiogora et la traduction territoriale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble modèles globaux et singularité locale, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
8.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de des territoires capables d’apprendre sur eux-mêmes et d’agir ensemble. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, symbiogora et la traduction territoriale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de symbiogora et la traduction territoriale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
8.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, symbiogora et la traduction territoriale devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de symbiogora et la traduction territoriale ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’intelligence collective, l’attractivité, la coopération et les ressources latentes du territoire. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de Symbiogora et les Hauts-de-France, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi prospective territoriale, facilitation, mise en réseau et apprentissage collectif doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 9 — La Direction de la Prospective
9.1 — Problématique et portée
La question de la direction de la prospective ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
9.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre institutionnalisation nécessaire et préservation de la créativité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
9.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre institutionnalisation nécessaire et préservation de la créativité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une prospective intégrée sans devenir bureaucratique. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
9.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre institutionnalisation nécessaire et préservation de la créativité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une prospective intégrée sans devenir bureaucratique. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, la direction de la prospective devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble institutionnalisation nécessaire et préservation de la créativité, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
9.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une prospective intégrée sans devenir bureaucratique. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, la direction de la prospective devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de la direction de la prospective ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
9.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, la direction de la prospective devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de la direction de la prospective ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la veille, l’aide à la décision, la gouvernance et les projets transversaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de la Direction de la Prospective de l’Université Catholique de Lille, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi portefeuille de projets, dialogue stratégique, capitalisation et acculturation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 10 — EcosystemsInMotion
10.1 — Problématique et portée
La question de ecosystemsinmotion ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de EcosystemsInMotion, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
10.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de EcosystemsInMotion, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre accessibilité numérique et perte de la présence sensible. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
10.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre accessibilité numérique et perte de la présence sensible. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de des écosystèmes non seulement innovants mais transformateurs. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
10.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre accessibilité numérique et perte de la présence sensible. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de des écosystèmes non seulement innovants mais transformateurs. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, ecosystemsinmotion devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble accessibilité numérique et perte de la présence sensible, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
10.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de des écosystèmes non seulement innovants mais transformateurs. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, ecosystemsinmotion devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de ecosystemsinmotion ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
10.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, ecosystemsinmotion devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de ecosystemsinmotion ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la crise sanitaire, la coopération numérique et l’intelligence distribuée. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de EcosystemsInMotion montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de EcosystemsInMotion, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi recherche-action, rencontres internationales, vidéo et restitution doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 11 — ECOPOSS et la culture publique des futurs
11.1 — Problématique et portée
La question de ecoposs et la culture publique des futurs ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de ECOPOSS, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble festival, médiation scientifique, création artistique et participation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
11.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de ECOPOSS, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble festival, médiation scientifique, création artistique et participation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre événement spectaculaire et transformation durable. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
11.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble festival, médiation scientifique, création artistique et participation. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre événement spectaculaire et transformation durable. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une agora civique où les futurs deviennent visibles et débattables. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
11.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre événement spectaculaire et transformation durable. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une agora civique où les futurs deviennent visibles et débattables. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, ecoposs et la culture publique des futurs devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble événement spectaculaire et transformation durable, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
11.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une agora civique où les futurs deviennent visibles et débattables. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, ecoposs et la culture publique des futurs devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de ecoposs et la culture publique des futurs ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
11.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, ecoposs et la culture publique des futurs devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de ecoposs et la culture publique des futurs ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les sciences, les arts, les livres, le cinéma, les familles et la cité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de ECOPOSS montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de ECOPOSS, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi festival, médiation scientifique, création artistique et participation doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 12 — Les huit capacités institutionnelles
12.1 — Problématique et portée
La question de les huit capacités institutionnelles ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
12.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre cohérence stratégique et diversité des initiatives. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
12.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre cohérence stratégique et diversité des initiatives. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une grammaire transférable plutôt qu’un modèle à copier. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
12.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre cohérence stratégique et diversité des initiatives. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une grammaire transférable plutôt qu’un modèle à copier. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, les huit capacités institutionnelles devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble cohérence stratégique et diversité des initiatives, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
12.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une grammaire transférable plutôt qu’un modèle à copier. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, les huit capacités institutionnelles devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de les huit capacités institutionnelles ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
12.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, les huit capacités institutionnelles devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de les huit capacités institutionnelles ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent l’anticipation, l’exploration, la connexion, l’expérimentation, la documentation, l’engagement, l’internationalisation et la transformation. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de le modèle de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi modélisation, évaluation qualitative, gouvernance et transmission doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 13 — IFRN et la gouvernance planétaire
13.1 — Problématique et portée
La question de ifrn et la gouvernance planétaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
13.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre internationalisation féconde et abstraction désincarnée. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
13.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre internationalisation féconde et abstraction désincarnée. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une université médiatrice entre territoire et planète. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
13.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre internationalisation féconde et abstraction désincarnée. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une université médiatrice entre territoire et planète. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, ifrn et la gouvernance planétaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble internationalisation féconde et abstraction désincarnée, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
13.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une université médiatrice entre territoire et planète. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, ifrn et la gouvernance planétaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de ifrn et la gouvernance planétaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
13.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, ifrn et la gouvernance planétaire devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de ifrn et la gouvernance planétaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les ODD, les IDG, les universités de référence et les réseaux internationaux. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de IFRN, New York, Turku, Stanford et les autres benchmarks, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi comparaison internationale, réseau de recherche, diplomatie et apprentissage doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Chapitre 14 — Écologie intégrale et EPISTEMA
14.1 — Problématique et portée
La question de écologie intégrale et epistema ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble philosophie, théologie, prospective, science et expérience. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
14.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble philosophie, théologie, prospective, science et expérience. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre technocratie et discernement, accélération et intériorité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
14.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble philosophie, théologie, prospective, science et expérience. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre technocratie et discernement, accélération et intériorité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de une conversion relationnelle de la civilisation. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
14.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre technocratie et discernement, accélération et intériorité. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de une conversion relationnelle de la civilisation. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, écologie intégrale et epistema devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble technocratie et discernement, accélération et intériorité, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
14.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de une conversion relationnelle de la civilisation. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, écologie intégrale et epistema devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de écologie intégrale et epistema ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
14.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, écologie intégrale et epistema devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de écologie intégrale et epistema ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent les paradigmes de connaissance, la technique, la spiritualité et le vivant. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de EPISTEMA et la chaire d’écologie intégrale, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi philosophie, théologie, prospective, science et expérience doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Conclusion — Le discernement civilisationnel
15.1 — Problématique et portée
La question de le discernement civilisationnel ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Dans l’expérience de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Une telle démarche exige de tenir ensemble synthèse, transmission, débat et engagement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
15.2 — Généalogie de l’idée
Dans l’expérience de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Une telle démarche exige de tenir ensemble synthèse, transmission, débat et engagement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La difficulté tient à la tension entre maîtrise illusoire du futur et humble capacité d’orientation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
15.3 — Dispositifs et expériences
Une telle démarche exige de tenir ensemble synthèse, transmission, débat et engagement. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La difficulté tient à la tension entre maîtrise illusoire du futur et humble capacité d’orientation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
L’horizon est celui de des futurs dignes d’être habités. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
15.4 — Lecture critique
La difficulté tient à la tension entre maîtrise illusoire du futur et humble capacité d’orientation. Cette tension ne doit pas être résolue trop vite, car elle constitue précisément le lieu du discernement. Une université guidée par la prospective accepte d’habiter les contradictions : elle confronte la vitesse de l’innovation au temps long de la formation, l’ouverture internationale à la fidélité territoriale, la puissance des outils à la vulnérabilité des personnes, et l’ambition de transformer au devoir de documenter honnêtement ce qui demeure inachevé. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
L’horizon est celui de des futurs dignes d’être habités. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Ainsi comprise, le discernement civilisationnel devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Question de discernement — Comment tenir ensemble maîtrise illusoire du futur et humble capacité d’orientation, sans sacrifier l’un des termes à la commodité de l’autre ?
15.5 — Conditions de transférabilité
L’horizon est celui de des futurs dignes d’être habités. Il ne s’agit pas d’un idéal ajouté après coup, telle une parure morale déposée sur la stratégie. Il oriente dès l’origine la manière de choisir les questions, d’inviter les acteurs, de concevoir les expériences et d’évaluer les conséquences. Le désirable ne se confond ni avec le confortable ni avec le probable : il désigne ce qui peut être publiquement argumenté au regard de la dignité humaine, de la justice, de la responsabilité écologique et du bien commun. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
Ainsi comprise, le discernement civilisationnel devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
La question de le discernement civilisationnel ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
15.6 — Ouverture et transition
Ainsi comprise, le discernement civilisationnel devient une école de discernement institutionnel. Elle invite l’université à reconnaître que sa responsabilité ne se limite pas aux connaissances qu’elle produit, mais s’étend aux futurs qu’elle rend imaginables, aux relations qu’elle autorise et aux formes de vie qu’elle contribue, parfois sans le savoir, à légitimer. C’est dans cette responsabilité élargie que la prospective rejoint la vocation la plus ancienne de l’université : accueillir la pluralité du réel afin d’en faire une intelligence partageable. Dans cette perspective, la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité ne constitue pas un simple arrière-plan : il devient le matériau même de l’enquête et oblige à reformuler les critères habituels de pertinence universitaire.
La question de le discernement civilisationnel ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent la mémoire, l’imagination, le jugement et la responsabilité. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables. L’expérience de l’université guidée par la prospective montre que cette orientation gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte d’exposer ses preuves, ses limites, ses dépendances et ses apprentissages plutôt que de composer un récit rétrospectif sans aspérités.
Dans l’expérience de l’université guidée par la prospective, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité. C’est pourquoi synthèse, transmission, débat et engagement doivent être conçus comme les éléments solidaires d’une même écologie de connaissance, et non comme des activités juxtaposées.
Annexes méthodologiques et éditoriales
Annexe A — Chronologie raisonnée
La chronologie doit relier les événements aux quatorze chapitres, indiquer le statut des preuves et distinguer les dates confirmées des souvenirs à documenter.
La question de annexe a — chronologie raisonnée ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent La chronologie doit relier les événements aux quatorze chapitres, indiquer le statut des preuves et distinguer les dates confirmées des souvenirs à documenter.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe B — Notes de cas
Les cas suivent l’arc IIPEI, Palo Alto, Symbiogora, Direction de la Prospective, EcosystemsInMotion, ECOPOSS, IFRN et EPISTEMA.
La question de annexe b — notes de cas ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent Les cas suivent l’arc IIPEI, Palo Alto, Symbiogora, Direction de la Prospective, EcosystemsInMotion, ECOPOSS, IFRN et EPISTEMA.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe C — Glossaire
Le glossaire stabilise prospective, foresight, futurs désirables, prospective intégrée, signature écosystémique, culture publique des futurs et EPISTEMA.
La question de annexe c — glossaire ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent Le glossaire stabilise prospective, foresight, futurs désirables, prospective intégrée, signature écosystémique, culture publique des futurs et EPISTEMA.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe D — Matrice des preuves
Chaque affirmation majeure doit être reliée à un document, une vidéo, une publication, un programme ou une source institutionnelle identifiable.
La question de annexe d — matrice des preuves ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent Chaque affirmation majeure doit être reliée à un document, une vidéo, une publication, un programme ou une source institutionnelle identifiable.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe E — Archives audiovisuelles
Les vidéos sont considérées comme des sources primaires et indexées par personne, date, lieu, thème, chapitre, concept et statut documentaire.
La question de annexe e — archives audiovisuelles ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent Les vidéos sont considérées comme des sources primaires et indexées par personne, date, lieu, thème, chapitre, concept et statut documentaire.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe F — Index des personnes
L’index harmonise les orthographes et donne à chaque intervenant une notice courte, progressivement enrichie par les métadonnées.
La question de annexe f — index des personnes ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent L’index harmonise les orthographes et donne à chaque intervenant une notice courte, progressivement enrichie par les métadonnées.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe G — Bibliographie et références
Les ouvrages publiés, documents internes, références web, sources audiovisuelles et éléments à confirmer sont clairement séparés.
La question de annexe g — bibliographie et références ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent Les ouvrages publiés, documents internes, références web, sources audiovisuelles et éléments à confirmer sont clairement séparés.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Annexe H — Fabrication du livre avec l’IA
L’intelligence artificielle est documentée comme partenaire éditorial sous responsabilité humaine, avec ses bénéfices, ses risques et ses limites.
La question de annexe h — fabrication du livre avec l’ia ne saurait être abordée comme un objet isolé, détaché des institutions, des mémoires et des relations qui lui donnent sens. Elle apparaît au contraire comme un nœud où se rencontrent L’intelligence artificielle est documentée comme partenaire éditorial sous responsabilité humaine, avec ses bénéfices, ses risques et ses limites.. Ce qui se joue ici n’est donc pas l’adoption d’un vocabulaire nouveau, mais une modification de l’attention : apprendre à percevoir, dans le présent le plus ordinaire, les formes encore indécises d’un monde en train de se composer. La prospective commence précisément dans cet intervalle, lorsque l’évidence se défait assez pour que d’autres possibles deviennent pensables.
Dans l’expérience de le dossier consolidé, cette intuition a progressivement quitté le domaine des intentions pour se traduire en dispositifs, en voyages, en archives, en conversations et en responsabilités. Chaque initiative a pu sembler, au moment de son apparition, n’être qu’un épisode. Relue dans la durée, elle révèle pourtant une continuité : la recherche d’une université capable de recevoir l’incertitude non comme une menace extérieure, mais comme une matière de connaissance et de transformation. Cette continuité ne supprime ni les hésitations ni les discontinuités ; elle leur confère une intelligibilité.
Une telle démarche exige de tenir ensemble indexation, vérification, structuration et révision humaine. Séparer ces dimensions conduirait soit à une prospective abstraite, éloignée de l’action, soit à un activisme sans profondeur historique. Leur articulation produit une intelligence plus patiente : elle reconnaît que les institutions se transforment moins par décret que par accumulation de preuves, d’expériences partagées, de langages communs et de permissions nouvelles. Le changement véritable devient visible lorsque ce qui paraissait exceptionnel commence à être considéré comme une capacité normale de l’institution.
Bibliographie générale, raisonnée et thématique
Prospective • université • écosystèmes • innovation • intelligence artificielle • écologie intégrale • discernement civilisationnel
Cette bibliographie rassemble les références théoriques, méthodologiques, institutionnelles et civilisationnelles qui soutiennent le manuscrit. Elle distingue les publications accessibles du corpus documentaire interne, lequel devra recevoir, avant publication définitive, une cote d’archive, une date et une notice de provenance homogènes. Les références suivent une présentation conforme à l’usage académique francophone, inspirée de la norme APA.
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Simon, H. A. (1969). The Sciences of the Artificial. MIT Press.
Thackara, J. (2005). In the Bubble: Designing in a Complex World. MIT Press.
7. Intelligence artificielle, connaissance et responsabilité
Bender, E. M., Gebru, T., McMillan-Major, A., & Shmitchell, S. (2021). On the dangers of stochastic parrots. Proceedings of FAccT ’21, 610–623.
Floridi, L. (2014). The Fourth Revolution: How the Infosphere Is Reshaping Human Reality. Oxford University Press.
Floridi, L., et al. (2018). AI4People—An ethical framework for a good AI society. Minds and Machines, 28, 689–707.
Harari, Y. N. (2016). Homo Deus: A Brief History of Tomorrow. Harvill Secker.
Kissinger, H. A., Schmidt, E., & Huttenlocher, D. (2021). The Age of AI. Little, Brown.
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Zuboff, S. (2019). The Age of Surveillance Capitalism. PublicAffairs.
8. Écologie intégrale, développement durable et transformation intérieure
Francis. (2015). Laudato si’: On Care for Our Common Home. Libreria Editrice Vaticana.
Francis. (2020). Fratelli tutti: On Fraternity and Social Friendship. Libreria Editrice Vaticana.
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Jonas, H. (1979/1984). The Imperative of Responsibility. University of Chicago Press.
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9. Civilisation, médias, culture et EPISTEMA
Castells, M. (1996–1998). The Information Age: Economy, Society and Culture (3 vol.). Blackwell.
Eliade, M. (1957). The Sacred and the Profane. Harcourt.
Foucault, M. (1966). Les Mots et les Choses. Gallimard.
Foucault, M. (1969). L’Archéologie du savoir. Gallimard.
Gebser, J. (1949/1985). The Ever-Present Origin. Ohio University Press.
Habermas, J. (1981/1984–1987). The Theory of Communicative Action (2 vol.). Beacon Press.
Kuhn, T. S. (1962). The Structure of Scientific Revolutions. University of Chicago Press.
McLuhan, M. (1962). The Gutenberg Galaxy. University of Toronto Press.
McLuhan, M. (1964). Understanding Media. McGraw-Hill.
Rosa, H. (2010). Accélération : une critique sociale du temps. La Découverte.
Rosa, H. (2018). Résonance : une sociologie de la relation au monde. La Découverte.
Teilhard de Chardin, P. (1955). Le Phénomène humain. Seuil.
Varela, F. J., Thompson, E., & Rosch, E. (1991). The Embodied Mind. MIT Press.
Wilber, K. (2000). A Theory of Everything. Shambhala.
10. Gouvernance planétaire et institutions internationales
European Commission, Joint Research Centre. (2023). Science for Policy Handbook: Futures Literacy and Foresight Approaches. Publications Office of the European Union.
OECD. (2019). Strategic Foresight for Better Policies. OECD Observatory of Public Sector Innovation.
United Nations Development Programme. (2022). The Signals Spotlight: Future Trends and Signals. UNDP.
United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization. (2019). Futures Literacy Laboratory Playbook. UNESCO.
United Nations. (2015). Paris Agreement. United Nations Framework Convention on Climate Change.
World Economic Forum. (2020). The Future of Jobs Report 2020. World Economic Forum.
World Health Organization. (2021). WHO Guidance on Research Methods for Health Emergency and Disaster Risk Management. WHO.
11. Références institutionnelles et benchmarks universitaires
Arizona State University. Annual reports, design aspirations and New American University materials.
Copenhagen Institute for Futures Studies. Reports, scenarios and applied futures resources.
Dubai Future Foundation. Dubai Future Research and foresight publications.
Finland Futures Research Centre, University of Turku. Futures studies publications and programme resources.
MIT Media Lab. Research groups, project archives and institutional publications.
Stanford d.school. Design thinking methods, field guides and teaching resources.
Université Catholique de Lille. Rapports institutionnels, projets stratégiques et ressources relatives à la prospective, à ECOPOSS et à l’écologie intégrale.
United Nations Academic Impact. Resources on higher education and the Sustainable Development Goals.
12. Corpus primaire du projet — documents internes et archives à coter
Saloff-Coste, M. Dossiers de travail relatifs à IIPEI et aux écosystèmes d’innovation. Archives personnelles et institutionnelles.
Saloff-Coste, M. Rapports, carnets et restitutions des Learning Expeditions : Palo Alto, Munich, Copenhague, Chine, Togo, Bénin, New York et Scandinavie.
IIPEI. Entretiens filmés, séminaires, conférences et séries audiovisuelles. Métadonnées à consolider par personne, date, lieu et thème.
Symbiogora. Notes conceptuelles, documents de préparation, supports d’animation et restitutions territoriales.
Université Catholique de Lille, Direction de la Prospective. Plans d’action, notes stratégiques, feuilles de route et bilans.
EcosystemsInMotion. Programmes, enregistrements vidéo, supports de séance, synthèses et documents de recherche-action.
ECOPOSS. Programmes, catalogues, dossiers de presse, captations, évaluations et archives des éditions successives.
International Foresight Research Network (IFRN). Statuts, programmes, comptes rendus, productions scientifiques et documents de réseau.
EPISTEMA. Notes de recherche, cartographies conceptuelles, textes préparatoires et versions successives du modèle.
Saloff-Coste, M., avec Microsoft 365 Copilot. The Foresight-Driven University: Scientific Dossier and Working Manuscript, version de travail.
Université Catholique de Lille. Plaquette « EcosystemsInMotions », document institutionnel de quatre pages, 2012 [notice bibliographique à compléter].
13. Ressources audiovisuelles et protocole de citation
Pour chaque vidéo : Nom, prénom de l’intervenant. (année, jour mois). Titre ou thème de l’intervention [Vidéo]. Série/événement, institution, lieu. Identifiant ou URL pérenne.
Pour chaque entretien non publié : Nom, prénom. (année, jour mois). Entretien avec Michel Saloff-Coste [Enregistrement audiovisuel non publié]. Fonds IIPEI/UCL, cote d’archive.
Pour chaque captation collective : Institution. (année). Titre de la session [Captation vidéo]. Nom du programme ou de l’événement, ville. Cote/URL.
Les transcriptions doivent indiquer le minutage des citations, le statut de révision, la langue originale et, le cas échéant, le nom du traducteur.
Note de finalisation éditoriale
Avant remise à un éditeur ou dépôt scientifique, chaque référence effectivement citée dans le corps du manuscrit devra être reliée à une note, une citation auteur-date ou une entrée d’index. Réciproquement, les références non mobilisées devront être maintenues dans une bibliographie indicative distincte.Les documents internes et audiovisuels nécessitent une campagne de catalogage : auteur ou institution responsable, titre normalisé, date exacte, lieu, type de support, durée, langue, droits, cote et lien pérenne. Les éléments encore incertains sont explicitement signalés comme étant à compléter afin d’éviter toute fausse précision.
La bibliographie générale doit enfin être synchronisée avec l’Index des personnes, la chronologie raisonnée, la matrice des preuves et les métadonnées vidéo. Cette articulation transformera l’appareil documentaire en véritable infrastructure scientifique du livre.
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