2026/09/02

2026 09 07 EXPOSITION DE MICHEL SALOFF-COSTE A L'ENCLOS Vernissage le 5 Septembre de 17:30 à 19:30.

 


Exposition de l’artiste Michel Saloff-Coste

Vernissage le 5 Septembre de 17:30 à 19:30

Découverte de l’exposition et convivialité autour d’un verre de bienvenue.

L'Enclos 13 rue de la résistance 83510 Lorgues France  



Happening le 8 Septembre de 12:00 à 14:00

Une expérience vivante Michel Saloff-Coste peint une toile et explique sa démarche en dialogue avec les participants.





DE LA FORME AU FOND LE PARCOUR ARTISIQUE DE MICHEL SALOFF-COSTE

https://michelsaloffcoste.blogspot.com/2026/07/2026-07-28-de-la-forme-au-monde.html





LES EXTRA-TERRESTRES 

MICHEL SALOFF-COSTE 

Peintures acryliques, 2026  ·  30 × 40 cm  ·  Exposition à L’Enclos, Lorgues 

 

 

Qui sont ces êtres qui nous regardent ? 

Avec cette série de peintures réalisées en 2026, Michel Saloff-Coste fait apparaître une galerie de visages venus d’ailleurs. Sur des formats de 30 × 40 cm surgissent des figures à la fois familières et radicalement étrangères. Yeux immenses ou décentrés, oreilles improbables, nez interminables, bouches flottantes, antennes, excroissances, lignes qui débordent les contours anatomiques : chaque tableau semble conserver la trace d’une rencontre. 

Pourtant, rien ici ne reprend véritablement l’imagerie spectaculaire de la science-fiction. Pas de soucoupes volantes, pas de machines futuristes, pas de paysages intersidéraux. 

 

L’extraterrestre, ici, est d’abord un visage. 

Le dispositif est élémentaire : un fond, une tête, un regard. Cette frontalité crée une situation presque photographique. Chaque créature semble avoir posé un instant devant l’artiste, comme si Michel Saloff-Coste revenait d’un voyage impossible avec une collection de portraits. Les tableaux deviennent les fragments d’un inventaire imaginaire, comme les images rapportées d’un monde dont nous ne connaîtrions ni le lieu ni l’époque. 

La couleur participe à cette apparition. Bleus, turquoises, verts d’eau et gris composent un univers presque aquatique ou atmosphérique, soudain traversé de roses, de rouges, de jaunes ou de verts plus vifs. Mais surtout, le dessin demeure visible dans la peinture. Les formes semblent s’inventer en avançant. Rien n’est définitivement fixé : un œil devient une spirale, une oreille une architecture, une chevelure une antenne, un visage une cartographie. 

C’est peut-être que commence véritablement l’expérience proposée par cette série. Car représenter un extraterrestre offre au peintre une liberté particulière : personne ne peut lui reprocher de ne pas être ressemblant. Nous ignorons à quoi ressemble un habitant d’un autre monde. 

 

Tout devient donc possible. 

Le portrait peut alors s’affranchir de l’obligation de ressemblance. Il ne s’agit plus de reproduire un visage existant, mais de découvrir jusqu’où un visage peut se transformer tout en demeurant, pour nous, un visage. 

 

Qu’est-ce qu’un visage ? 

À partir de quel degré de transformation continuons-nous à reconnaître devant nous un être, une présence, peut-être même un semblable ? Deux yeux suffisent-ils ? Une bouche ? Un regard ? Quelques lignes organisées autour d’un centre ? Et si une intelligence venue d’un autre monde nous observait à son tour, lequel de nous deux lui paraîtrait extraterrestre ? 

Accrochés les uns auprès des autres, ces petits tableaux forment progressivement une assemblée. Chaque être demeure absolument singulier et pourtant, de toile en toile, quelque chose comme une famille apparaît. Une population. Peut-être même une société silencieuse qui, depuis les murs de L’Enclos, nous regarde autant que nous la regardons. 

 

Peut-être viennent-ils d’une autre planète. 
Peut-être viennent-ils du futur. 
Ou peut-être viennent-ils simplement de cette partie inconnue de nous-mêmes que la peinture permet de rencontrer. 



















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